La guerre en Syrie a fait 465.000 morts et disparus-OSDH

le
0
 (Actualisé avec données de l'Unicef sur les décès d'enfants) 
    BEYROUTH, 13 mars (Reuters) - La guerre civile en Syrie qui 
a commencé il y a six ans a fait environ 465.000 morts et 
disparus, selon un nouveau bilan publié lundi par l'Observatoire 
syrien des droits de l'homme (OSDH). 
    L'ONG proche de l'opposition syrienne précise pouvoir 
confirmer la mort de 321.000 personnes et signale que 145.000 
autres sont portées disparues. 
    Parmi les morts figurent 96.000 civils, précise l'OSDH qui, 
de Londres, utilise un réseau de contacts en Syrie pour dresser 
un bilan quotidien de la guerre. 
    Ces civils ont été tués pour 83.500 d'ente eux par les 
forces gouvernementales syriennes et leurs alliés russes, 
iraniens et libanais, dont 27.500 dans les frappes aériennes et 
14.600 sous la torture en prison. 
    Les bombardements des rebelles ont tué plus de 7.000 civils, 
les djihadistes de l'Etat islamique 3.700 et les frappes 
aériennes de la coalition internationale menée par les 
Etats-Unis contre l'EI 920. Enfin, la Turquie, qui soutient les 
rebelles dans le bord de la Syrie, a tué plus de 500 civils, 
précise l'OSDH. 
    Au sein de la population civile, les enfants sont 
particulièrement touchés. Selon l'Unicef, plus de 650 enfants 
ont été tués l'an dernier en Syrie, soit 20% de plus qu'en 2015. 
Plus du tiers d'entre eux ont été tués dans leur école ou près 
de leur école, précise le fonds des Nations unies pour 
l'enfance. 
    Les chiffres, qui sont collectés depuis 2014, ne 
comptabilisent que les victimes ayant fait l'objet d'une 
vérification officielle, ce qui signifie que le bilan est sans 
doute nettement plus élevé. 
    Les combats rendant difficiles l'accès aux soins médicaux, 
de nombreux enfants meurent également de maladies qui se 
soignent, précise l'Unicef. 
    Les familles, souligne l'agence des Nations unies, en sont 
réduites aux dernières extrémités pour survivre. Les enfants 
sont souvent déscolarisés et contraints de se marier très jeunes 
ou de travailler. 
    Selon une enquête de l'ONG International Rescue Committee 
(IRC) publiée lundi, les capacités des enfants syriens en 
lecture et en mathématiques ont reculé et sont désormais 
inférieures à ce qu'elles étaient avant la guerre. 
    "(...) le traumatisme et le déplacement laissent des 
cicatrices susceptibles d'inhiber très fortement leur capacité 
d'apprentissage", a déclaré le directeur général de l'IRC, David 
Miliband. 
    "Nous sommes en train d'engranger d'énormes problèmes pour 
demain si nous ne donnons pas aux enfants syriens les ressources 
dont ils ont besoin pour guérir, se développer et s'épanouir." 
 
 (Angus McDowall avec Emma Batha pour la Fondation Thomson 
Reuters; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant