La guerre des papes n'aura pas lieu

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Le pape émérite Benoît XVI et le pape François lors de la cérémonie de canonisation de Jean XXIII et de Jean-Paul II en avril 2014.
Le pape émérite Benoît XVI et le pape François lors de la cérémonie de canonisation de Jean XXIII et de Jean-Paul II en avril 2014.

Ceux qui espéraient voir le pape émérite Benoît XVI prendre la tête d'une croisade contre son successeur en seront pour leur frais. Pour démontrer l'entente cordiale qui règne entre les deux hommes, notamment sur la question de la place à donner dans l'Église aux divorcés remariés, le Vatican a révolutionné sa communication en optant pour la publication simultanée de deux interviews. C'est dans les colonnes du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung que Joseph Ratzinger a dénoncé dimanche la "totale absurdité" qu'il y a à vouloir l'opposer à son successeur. Le pape émérite revient sur la récente publication de ses mémoires expurgée d'un texte de jeunesse dans lequel il se déclarait favorable à la communion pour les divorcés remariés. Les conservateurs de la curie avaient interprété l'épisode comme une prise de position de Benoît XVI contre les avancées du synode de la famille sur ce thème. "Faux, répond Joseph Ratzinger. La révision de ce texte est antécédente au synode." Pour enfoncer le clou sur la primauté du pape François, l'ancien évêque de Rome révèle qu'après son renoncement il aurait souhaité être nommé "père Benoît" plutôt que "pape émérite". "Mais j'étais alors trop faible et trop fatigué pour imposer cette décision, ajoute-t-il. De toute façon, les fidèles savent bien qui est le pape !" Et sur l'épineuse question des divorcés remariés qui divise la curie, l'ancien préfet de la...

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