La guerre à la finance de François Hollande relance le débat

le
14
LA GUERRE À LA FINANCE DE FRANÇOIS HOLLANDE RELANCE LE DÉBAT
LA GUERRE À LA FINANCE DE FRANÇOIS HOLLANDE RELANCE LE DÉBAT

PARIS (Reuters) - Le premier grand discours de campagne du candidat socialiste François Hollande, marqué par une déclaration de guerre au monde de la finance, a relancé le débat lundi entre majorité et opposition, à moins de trois mois du premier tour.

Ignorant délibérément Nicolas Sarkozy, le candidat PS a proclamé dimanche que la finance était son véritable adversaire, dans une intervention marquée à gauche et émaillée de propositions censées mettre fin aux "privilèges" des plus fortunés.

Son ex-compagne, la candidate malheureuse de 2007 Ségolène Royal a estimé lundi sur Canal+ qu'il s'agissait de la principale nouveauté du discours.

"Une nouvelle étape commence aujourd'hui (...) Ce qui est très important hier, c'est que la question de la finance ait été remise au coeur du débat politique, et ce doit être un sujet majeur dans l'élection présidentielle", a-t-elle dit.

La majorité a dénoncé cet aspect des déclarations de son adversaire, qu'elle décrit comme un artifice politique et voit comme utopique du fait de l'internationalisation des marchés.

"C'est surtout un grand numéro de démagogie en direction de l'extrême-gauche et des tenants de la démondialisation (...) Applaudissement garantis sur les bancs socialistes, mais que doit-on en faire une fois les lampions de la fête éteints ?", a dit le patron de l'UMP Jean-François Copé au Figaro.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a estimé que c'était l'actuelle majorité qui avait pris des mesures contre la finance, dans une allusion apparente à l'encadrement après 2008 des "bonus" des traders et des super-rémunérations des dirigeants, jugé insuffisant par l'opposition.

"Je veux bien qu'il y ait un réveil tardif, ce n'est pas cela qui rend crédible", a-t-il dit sur France 2.

"François Hollande refuse de dire la vérité. Il refuse de dire que ce n'est pas en faisant payer seulement les riches qu'il réglera les choses", a-t-il ajouté, estimant que les mesures fiscales avancées toucheraient aussi la classe moyenne.

Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a estimé sur France info que l'attaque contre la finance était un artifice, même s'il a convenu de la nécessité de l'encadrer.

"On a trouvé un ennemi extérieur, ne laissons pas croire aux Français que tous nos problèmes viennent de l'extérieur. (...) Les attaques contre la finance et la nécessité de réguler la finance, à laquelle je souscris, ne doivent pas masquer la nécessité profonde de réorganiser notre dispositif économique et social", a-t-il dit.

François Hollande a notamment proposé l'interdiction totale des stock-options (complément de rémunérations sous forme de titres des sociétés), l'encadrement des bonus des traders et dirigeants (primes), l'interdiction aux banques de travailler avec des filiales dans les paradis fiscaux.

Est avancée aussi l'idée d'une séparation obligatoire des activités de trading et de dépôt. Le candidat PS a défendu par ailleurs la proposition d'une taxe sur les transactions financières au plan européen, qui aille au-delà de celle que Nicolas Sarkozy doit proposer et faire voter en février.

Les contours exacts de cette taxe unilatérale ne sont pas connus, mais il pourrait s'agir d'un rétablissement d'une taxe appelée "impôt de Bourse" supprimée par l'actuel gouvernement en 2008.

François Hollande propose enfin de créer une agence européenne publique de notation financière, pour remplacer les trois agences privées seules détentrices actuelles des évaluations des dettes souveraines.

Thierry Lévêque, édité par Benjamin Massot

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M6486201 le lundi 23 jan 2012 à 14:43

    Hollande se bat contre la finance il me fait penser à Don Quichotte qui se battait contre les moulins. Il sait que c'est impossible mais c'est démagogique. Mettre PORCINET SUDORIPARE aux commandes de la France c’est mettre au volant d'une voiture un sourd et aveugle qui serait en plus dans le coma.Pour conduire quelque chose à la catastrophe il peut se faire embaucher chez COSTA.

  • M6486201 le lundi 23 jan 2012 à 14:40

    Hollande se bat contre la finance il me fait penser à Don Quichotte qui se battait contre les moulins. Il sait que c'est impossible mais c'est démagogique. Mettre PORCINET SUDORIPARE c’est mettre au volant d'une voiture un sourd et aveugle qui serait en plus dans le coma.

  • M1887296 le lundi 23 jan 2012 à 13:04

    on est dans l'hypocrisie, on nous fait croire que nous sommes tous égaux alors que nous le sommes pas, les médias sont manipulateurs, notre démocratie est fictive. Le système de monétaire actuel est un privilège à une caste de gens qui défendent leur secret par le mensonge et le censure. Je préférai presque la monarchie, au moins il n'y avait pas d'hypcrisie.

  • M1887296 le lundi 23 jan 2012 à 13:01

    Le dictate monétaire profite aux banques, à la finance et à toutes le fortunes grosses mais également petite, à partir d'1 million d'euro actifs financiers libre de dettes, on vit grassement sans travailler. C'est un privilège, on peu comparer à l'aristocratie des temps moderne même si cela s'apparente plus à une oligarchie. Plus de 300 000 familles sont dans ce cas en France, 1% de la population exploite 99%. Cela me rappel le temps des privilèges, à la seule différence qu'aujourd'hui

  • M1887296 le lundi 23 jan 2012 à 12:55

    , avec le même procédé que l'émission de fausse monaie, sauf que les bénéficiaires sont les actionnaires des banques privés et banques centrales. Au tant du général de Gaulle on empruntait à taux 0 directement à la banque de france, quoi de plus logique puisque cette monaie est créé à partir de rien. L'inflation inhérente à ce système qui nécessite un endetement permanent dévalue la monaie et paupérise le peuple. Les salaires sont en baisse constante depuis 40 ans.

  • M1887296 le lundi 23 jan 2012 à 12:52

    Par contre la classe moyenne, elle continue son chemin de croix vers la pauvreté, la paupérisation est le passage obligé du peuple pour que les riches continuent à s'enrichir.Vous me faites rire quand vous dites que l'état a besoin de marché financiers pour emprunter, que nous avons tous besoin des banques pour emprunter, c'est vrai mais partiellement faux. Le système monétaire est très discutable, la plupart des emprunts sont de l'argent créé de toute pièce:

  • M1887296 le lundi 23 jan 2012 à 12:49

    Effectivement je pense qu'Hollande ne fera pas grand chose, et pour cause il travail pour la finance. Il fait son métier tout simplement. Boursicoteurs et grosse fortunes, ne vous en faites pas il ne touchera pas à votre capital, il va simplement taxer encore plus la classe moyenne et vous aussi un petit peu, afin de donner aux plus démunis afin de relancer l'afflux de travailleurs pauvres et exploités sur notre territoire, ainsi vous regagnerez ce que vous avez perdu en dividende.

  • puck le lundi 23 jan 2012 à 12:07

    Bienvenue en Belgique ou en Suisse !

  • p-mart le lundi 23 jan 2012 à 11:32

    Bla bla bla, comment peut-on imaginer pouvoir déclarer la guerre à ceux qui vous permettent de vivre en vous prêtant un max de fric chaque année ? C'est comme si je décidais de déclarer la guerre à ma banque, quand j'ai besoin d'un prêt). Il se prend pour qui le gugus ou il nous prend vraiment pour des c..ns (quoique parfois on peut se poser la question).

  • mjjmimi le lundi 23 jan 2012 à 11:22

    Ah bon, Super Mhollande déclare la guerre à la Finance! Et il va faire comment pour la gagner cette guerre? Du vent, de la poudre aux yeux des bobos gogos. Il ne fera RIEN. Pas un doute là-dessus. Il ne fait qu'emboîter le pas à Sarko qui est leader sur ce sujet.