La guerre à haut débit a besoin de satellites

le
0
La guerre à haut débit a besoin de satellites
La guerre à haut débit a besoin de satellites

Les drones et les satellites espions dont les armées modernes ne peuvent plus se passer exigent de nouveaux satellites militaires de communications à haut débit, comme vient d'en lancer la fusée européenne Ariane.Le satellite franco-italien Athena-Fidus, mis en orbite jeudi depuis la base de Kourou en Guyane, doit satisfaire des besoins de communications qui explosent, surtout avec l'intégration des drones dans les opérations au Mali comme en Afghanistan.L'arrivée d'internet a bouleversé les communications et le développement est le même dans les forces armées, souligne Christophe Debaert, directeur des programmes de communications satellitaires à la Direction générale de l'armement. Depuis 2000, les besoins de communications ont augmenté de 8 à 15% par an, estime-t-il."C'est la course au débit. La capacité de transmission c'est la maîtrise de l'information, ajoute Jean-Claude Veillon, responsable du développement commercial des télécoms chez Thales Alenia Space.La transmission des vidéos prise par les drones demande une telle capacité de fréquence que la bande affectée depuis 1985 aux militaires ne peut la satisfaire, explique-t-il. Protection anti-brouillage Les armées ne peuvent pas non plus se contenter de louer de la capacité de transmission sur les satellites commerciaux, comme elles le font depuis des années, assurant de beaux revenus aux opérateurs de satellites.Aussi, pour satisfaire ses propres besoins, le Pentagone déploie-t-il depuis 2007 des satellites WGS (Wideband Global Satcom), destinés à alimenter les troupes sur le terrain en cartes et en données, à transmettre des vidéos de drones, de la voix et des messages électroniques.Le réseau WGS, auquel se sont associés notamment le Canada et l'Australie, comptera au total dix satellites. Il pourra même diffuser des émissions de télévision pour le confort des soldats.Athena-Fidus complètera pour l'Italie les capacités du satellite Sicral, et pour la France ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant