La grogne monte dans la Bundeswehr

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Recrutement difficile, démantèlement coûteux des casernes? la transition vers une armée de métier passe mal.

À l'en croire, ce ne devait être qu'une formalité. Poussé à la démission pour avoir plagié sa thèse en droit, l'ex-ministre de la Défense, Karl-Theodor zu Guttenberg, prétendait avoir laissé une «maison en bon ordre» sur la voie de la réforme. Était portée à son crédit la manière dont il avait mené de main de maître la future transformation de la Bundeswehr en armée de métier. Entrée en vigueur au 1er juillet 2011, la réforme prévoyait d'en faire une armée «plus légère, plus flexible et plus économe». Sur le papier, les effectifs devaient simplement passer de 220 000 soldats à 170 000 en 2017. Dans les faits, la réforme ressemble davantage à un chantier à problèmes qu'à une «maison en bon ordre».

Le nouveau ministre fédéral de la Défense a été le premier à signaler une première déconvenue: le recrutement. En décembre dernier, Thomas de Maizière révélait au Berliner Zeitung qu'un quart des recrues ne franchissait pas le cap des six m

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