La grogne des étudiants sud-africains s'étend à Pretoria

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(Précisions) PRETORIA, 23 octobre (Reuters) - La police sud-africaine a fait usage de grenades assourdissantes vendredi afin de disperser des étudiants réunis devant le siège du gouvernement à Pretoria pour exiger une baisse des frais universitaires. Les manifestants ont lancé des pierres en direction des forces de l'ordre qui gardaient le bâtiment, certains parvenant même à rompre un cordon de policiers avant d'être repoussés par la police anti-émeutes qui a également utilisé des canons à eau pour éteindre des débuts d'incendies. Certains des meneurs du mouvement ont rencontré le président Jacob Zuma et des professeurs d'université à l'Union Buildings. Ils estiment que les frais d'inscription à l'université sont trop élevés pour de nombreux étudiants noirs, perpétuant les inégalités raciales dans le pays. Dans un communiqué, la présidence sud-africaine a fait savoir que la rencontre se déroulait en privé entre des délégués des étudiants et des représentants des universités. "La réunion va porter sur la question de l'impasse dans laquelle se trouvent les universités et les étudiants sur la question des frais d'inscription", dit le communiqué. Ces frais varient en fonction des universités mais peuvent atteindre jusqu'à 60.000 rands (4.000 euros) pour les étudiants en médecine dans un pays où, selon les statistiques officielles, les ménages blancs gagnent en moyenne six fois plus que les ménages noirs. L'Afrique du Sud compte environ un million d'étudiants dans le cycle supérieur, un chiffre que l'ANC entend porter à un million et demi d'ici à 2030. (Dinky Mkhize, Peroshni Govender; Jean-Stéphane Brosse et Nicolas Delame pour le service français)

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