La grève se poursuit à Air France, pas de sortie de crise en vue

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PARIS, 16 septembre (Reuters) - Au deuxième jour de grève à Air France, où 60% des vols devraient de nouveau être annulés mardi, les négociations tendues entre la direction et les syndicats de pilotes ne laissaient pas espérer une "sortie de crise immédiate", a déclaré le PDG Frédéric Gagey. Les pilotes de la compagnie ont déposé un préavis de grève du 15 au 22 septembre pour protester contre la stratégie de développement de la filiale à bas coûts Transavia. Le taux de grévistes devrait avoisiner les 60% comme lundi, ce qui devrait limiter à 40% le nombre de vols opérés par la compagnie. "Des perturbations ne sont pas à exclure", précise la compagnie sur son site internet. Les vols Air France opérés par un avion d'une autre compagnie, dont HOP, KLM et Delta, ne sont pas concernés par la grève. Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire, et le Syndicat des pilotes d'Air France (Spaf) réclament notamment un contrat de travail unique pour l'ensemble des pilotes d'avions de plus de cent places au sein des trois compagnies, Air France, Transavia et Hop!, qui assure les liaisons régionales, au lieu d'un changement de contrat lors d'un passage d'Air France à Transavia. Après plusieurs années de restructuration, Air France-KLM veut passer à une nouvelle étape de son développement avec un plan qui s'appuie notamment sur l'essor de Transavia, appelée à devenir à terme une grande rivale de Ryanair RYA.I ou d'EasyJet EZJ.L en Europe. "On a senti l'inquiétude des pilotes qui craignent que Transavia remplace Air France", a affirmé Frédéric Gagey sur Europe 1. Aussi la direction, a-t-il dit, propose-t-elle de limiter à trente avions au lieu des 37 initialement prévus la flotte de Transavia. "Notre projet n'est sûrement pas de remplacer Air France par Transavia, notre projet est de compléter l'ensemble des outils d'Air France pour attaquer un nouveau marché qui est le marché loisirs", a assuré le PDG de la compagnie. Frédéric Gagey refuse toutefois l'uniformisation des contrats. De nouvelles discussions sont prévues mardi après-midi mais une "sortie de crise immédiate" est à exclure, a-t-il dit. Le président d'Air France estime que le mouvement coûtera entre 10 et 15 millions d'euros par jour à la compagnie. (Sophie Louet)


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