La grève des taxis très suivie dans toute la France

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LA GRÈVE DES TAXIS TRÈS SUIVIE
LA GRÈVE DES TAXIS TRÈS SUIVIE

PARIS (Reuters) - Des milliers de chauffeurs de taxi en grève ont manifesté jeudi un peu partout en France pour protester contre une modification de la loi sur le transport des malades, qui risque, selon eux, de mettre leur métier en péril, surtout en province.

Les quatre fédérations (Fnat, FNTI, FFTP, FNDT) et une intersyndicale parisienne ont obtenu dans la journée l'ouverture d'une concertation sur l'élaboration du décret controversé et plusieurs avancées.

En conséquence, la plupart des représentants syndicaux devaient appeler dans la soirée à la dislocation des rassemblements de taxis organisés à Paris et dans plusieurs villes de province.

"Il y a une volonté des pouvoirs publics d'engager la concertation", a déclaré à Reuters Maryline Jonaillec, responsable de la Fnat, à l'issue d'une réunion au ministère de l'Intérieur.

Elle précisé que trois réunions étaient prévues d'ici fin janvier et que le décret controversé ne serait pas publié avant la fin des discussions.

Les syndicats, qui dénoncent également la concurrence déloyale exercée, selon eux, par les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) et les motos-taxis, ont également obtenu le gel de toute nouvelle demande d'immatriculation pour les VTC.

Les artisans-taxis s'élèvent surtout contre l'article 44 de la nouvelle loi de financement 2013 de la Sécurité sociale qui a introduit des procédures d'appels d'offres pour les transports des malades assis.

Ceux-ci étaient jusqu'à présent réalisés par des ambulances, des taxis conventionnés par l'assurance maladie ou des véhicules sanitaires et les artisans-taxis craignent que le marché ne revienne systématiquement à de grosses sociétés.

30.000 TAXIS À PÔLE EMPLOI?

"Le président (François Hollande) annonce faire le maximum pour inverser la courbe du chômage et là, on nous met en avant la possibilité de mettre 30.000 personnes chez Pôle emploi", avait protesté Gérard Gabet, président de la Fédération française des taxis de province.

La mobilisation des chauffeurs, jeudi, a été forte à travers de multiples opérations escargot.

En région parisienne, les ralentissements ont débuté tôt dans la matinée sur les autoroutes menant vers la capitale, notamment au départ des aéroports de Roissy et Orly.

Tous ont ensuite convergé devant l'Ecole militaire et aux abords de la Tour Eiffel, à Paris, où se sont rassemblés jusqu'en début de soirée près de 5.000 chauffeurs, selon les organisateurs.

Des opérations escargot ont été menées autour de Marseille, Nantes, Dijon, Lyon, Lille, Toulouse ou Nice, avant que les chauffeurs ne convergent dans le centre des villes.

Dans la cité phocéenne, plusieurs centaines de taxis ont installé des barrages filtrants aux principales entrées routières et autoroutières, entraînant de fortes perturbations.

Ils étaient 400 à Bordeaux, près de l'aéroport de Mérignac, près d'un millier à Nantes, et 600, d'après les organisateurs, dans l'agglomération toulousaine.

Gérard Bon, avec les correspondants de province

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