La Grèce veut repousser d'un an son objectif de privatisations

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    par Angeliki Koutantou 
    ATHENES, 12 avril (Reuters) - La Grèce tente de convaincre 
ses créanciers de repousser d'un an, à 2018, l'objectif 
consistant à réaliser pour 6,4 milliards d'euros de 
privatisations, a déclaré à Reuters le président du fonds chargé 
de vendre des actifs de l'Etat. 
    Dans le cadre du nouveau plan d'aide financière 
internationale à la Grèce conclu l'été dernier, le gouvernement 
d'Alexis Tsipras s'est engagé à réaliser 11 ventes d'actifs 
publics pour un montant total de 6,4 milliards d'euros sur la 
période 2015-2017. Mais Athènes a déjà pris du retard puisque 
l'objectif de 1,4 milliard d'euros de cessions prévu pour 2015 
n'a pas été atteint.  
    "Nous visons 6,4 milliards d'euros d'ici 2018. Cela signifie 
que le programme que nous mettons en oeuvre doit être prolongé", 
a dit Stergios Pitsiorlas, président du Fonds de développement 
des actifs de la République hellénique (HRADF, selon son sigle 
en anglais). "Nous espérons que cela sera confirmé par l'examen 
en cours du programme d'aide." 
    Cet examen des mesures prises ou envisagées par la Grèce en 
échange de l'aide internationale a été ajourné dans la nuit de 
lundi à mardi et reprendra après la réunion de printemps du FMI, 
qui s'achèvera samedi, a annoncé le ministre grec des Finances, 
Euclide Tsakalotos.   
    Présentées comme un élément essentiel des différents plans 
de sauvetage de la Grèce depuis 2010, les privatisations n'ont 
pour l'instant rapporté à l'Etat grec que trois milliards 
d'euros, soit bien loin de l'objectif initial fixé à 50 
milliards. 
     
    LES TRANSPORTS DOMINENT LE PROGRAMME DES PROCHAINS MOIS 
    Elles ont notamment pris du retard avec l'arrivée au pouvoir 
en janvier 2015 du parti de gauche radicale Syriza, hostile à la 
vente d'actifs publics. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a 
néanmoins été contraint de relancer le processus en janvier, 
conformément à l'accord conclu l'été dernier pour éviter un 
défaut de la Grèce sur sa dette et une sortie de la zone euro. 
    Le fonds HRADF a accordé un ensemble de concessions 
aéroportuaires à l'allemand Fraport  FRAG.DE  pour 1,2 milliard 
d'euros et il a conclu la vente d'une participation de 67% dans 
le port du Pirée  OLPr.AT  au chinois COSCO Shipping  COSCO.UL  
 601919.SS . 
    La date butoir pour déposer un dossier au sujet de 
l'exploitant ferroviaire TRAINOSE a été fixée au 15 avril et les 
offres contraignantes devront être soumises avant le 31 mai. 
    "Les chemins de fer italiens  IPO-FERRO.MI  sont intéressés, 
ils ont déjà exprimé officiellement leur intérêt, et nous 
attendons aussi de premières manifestations d'intérêt de la part 
des chemins de fer russes (RZD) et (du grec) GEK-Terna 
 HRMr.AT , soit dans une coentreprise, soit de manière 
indépendante", a dit Stergios Pitsiorlas. 
    "Nous nous attendons aussi à ce que le chinois COSCO exprime 
son intérêt", a-t-il ajouté. 
    L'entreprise de maintenance ferroviaire ROSCO est aussi à 
vendre et deux des trois acquéreurs potentiels sélectionnés en 
2013, le français Alstom  ALSO.PA  et l'allemand Siemens 
 SIEGn.DE , demeurent en lice, a dit Stergios Pitsiorlas. 
    L'appel d'offres pour une participation majoritaire dans le 
port de Thessalonique  OLTr.AT  va être reporté de fin avril à 
fin juillet. 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc 
Angrand) 
 

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