La Grèce va signer un accord gazier avec Moscou - presse

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BERLIN, 18 avril (Reuters) - La Grèce pourrait signer dès mardi prochain un accord gazier avec la Russie qui devrait faire tomber entre trois et cinq milliards d'euros dans les caisses de l'Etat au bord de la faillite, rapporte samedi le magazine allemand Der Spiegel en citant un responsable du parti Syriza. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a exprimé lors d'un récent déplacement à Moscou son intérêt pour une participation d'Athènes à un projet de gazoduc qui permettrait d'acheminer le gaz russe en Europe via la Turquie et la Grèce. Dans le cadre de cet accord, la Russie avancerait des fonds à la Grèce sur la base des futurs bénéfices attendus de cette extension du projet Turkish Stream. Le ministre grec de l'Energie a déclaré la semaine dernière qu'Athènes ne rembourserait Moscou qu'après la mise en exploitation du gazoduc, prévue en 2019. La Grèce, qui a un besoin urgent de liquidités pour pouvoir payer les salaires de ses fonctionnaires et rembourser les prochaines échéances de dette, n'a toujours pas réussi à s'entendre avec ses créanciers (Union européenne et Fonds monétaire international) sur les réformes à mettre en oeuvre pour obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide. La signature de l'accord avec la Russie pourrait donc lui offrir un sursis, voire lui permettre de "tourner la page" de l'austérité, a déclaré le responsable de Syriza au Spiegel. Reuters n'a pour le moment pu joindre aucun responsable du gouvernement grec pour réagir à cette information. (Noah Barkin et George Georgiopoulos; Tangi Salaün pour le service français) )

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