La Grèce s'engage à présenter des réformes à ses créanciers

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* Mini-sommet sur la Grèce en marge du Conseil européen * Athènes présentera des réformes "dans les prochains jours" * Bruxelles débloque deux milliards contre la "crise humanitaire" (Actualisé avec Tsipras, Hollande, Merkel, Juncker) par Elizabeth Pineau et Renee Maltezou BRUXELLES, 20 mars (Reuters) - Une Grèce au bord de la faillite s'est engagée vendredi à Bruxelles à présenter rapidement un train de réformes à même de convaincre ses créanciers et les instances européennes de lui accorder une aide financière supplémentaire. Au terme de plus de trois heures de réunion restreinte organisée dans la nuit en marge du Conseil européen, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a promis des propositions pour "les prochains jours". Une promesse confirmée lors de la conférence de presse finale de vendredi, où le chef du gouvernement issu de la gauche radicale a promis de mettre en oeuvre l'accord du 20 février qui avait permis de prolonger provisoirement l'aide à Athènes. "Cet accord est de nouveau sur les rails, ce qui va permettre de prendre rapidement des décisions à même de résoudre les problèmes financiers", a-t-il estimé, ajoutant que son pays n'avait pas de problèmes de liquidités à court terme. Une réunion de l'Eurogroupe devrait être organisée "dans les meilleurs délais", a fait savoir de son côté la chancelière allemande, qui recevra Alexis Tsipras lundi à Berlin. "Chaque paragraphe" de l'accord du 20 février "compte", a prévenu Angela Merkel lors de sa conférence de presse finale. La Grèce peut très bien présenter de nouvelles réformes économiques sur des questions comme les retraites ou les impôts "du moment qu'elles ont le même effet" sur les engagements pris par Athènes, a-t-elle ajouté devant la presse. François Hollande a quant à lui évoqué un "esprit de confiance mutuelle", affirmant avoir reçu des assurances de la part d'Alexis Tsipras. "Le Premier ministre grec m'a confirmé qu'il allait aller le plus vite possible pour présenter ces réformes et pour donner toutes les informations qui sont utiles pour permettre à l'Eurogroupe de prendre la décision, y compris pour ce qui concerne le soutien financier à la Grèce", a dit le président français devant la presse. "CONFIANCE MUTUELLE" "Un esprit de confiance mutuelle régnait ce matin et je pense que cet esprit permettra de trouver une solution à ce qu'on appelle le problème grec", a-t-il ajouté. Pour faire face aux urgences d'un pays confronté à de graves problèmes sociaux, l'Union européenne a débloqué deux milliards d'euros afin que la Grèce puisse investir dans des projets soutenant la croissance, réduise le chômage des jeunes et aide ses citoyens les plus pauvres. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé avoir mis en place une équipe pour aider Athènes à utiliser cet argent, dans le cadre des efforts visant à lutter contre ce qu'Athènes qualifie de "crise humanitaire". Dans un communiqué commun publié à l'issue de la réunion qui a duré une partie de la nuit, les présidents du Conseil européen, de la Commission européenne et de l'Eurogroupe ont répété leur attachement à l'accord du 20 février "Dans un esprit de confiance mutuelle, nous sommes tous engagés à accélérer le travail et à le conclure le plus rapidement possible", peut-on lire. Outre Alexis Tsipras, François Hollande et Angela Merkel, ont aussi participé à cette réunion le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe. Le vice-Premier ministre grec Yannis Dragasakis a reconnu jeudi soir que son pays aurait besoin d'une aide extérieure pour payer les salaires des fonctionnaires et les retraites comme pour honorer les remboursements de sa dette. La Banque centrale européenne (BCE) a de nouveau relevé le plafond de l'aide d'urgence mise à la disposition du secteur bancaire par la banque centrale nationale, pour le porter à près de 70 milliards d'euros, a-t-on appris de sources bancaires. Les clients des banques grecques ont retiré 300 millions d'euros de leurs comptes sur la seule journée de mercredi selon des sources financières. (avec Adrian Croft, Andreas Rinke, Alastair MacDonald et Jean-Stéphane Brosse à Paris, édité par Yves Clarisse)

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  • cavalair le vendredi 20 mar 2015 à 16:00

    qui va l'avoir encore dans le baba??? c'est nous les cochons de contribuables europeens car la Grece ne payera jamais

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