La Grèce relance son programme de privatisations

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RELANCE DU PROGRAMME GREC DE PRIVATISATIONS
RELANCE DU PROGRAMME GREC DE PRIVATISATIONS

ATHENES (Reuters) - L'agence grecque des privatisations, la HRADF, a donné mardi le coup d'envoi de la vente de plusieurs actifs de l'Etat, mettant fin à cinq mois d'inactivité pour causes de dissensions politiques.

La HRADF a publié une liste de quatre candidats présélectionnés pour développer l'ancien aéroport d'Athènes-Hellenikon, un projet estimé à plusieurs milliards d'euros. Parmi les investisseurs candidats figurent Qatari Diar Real Estate et le britannique London and Regional Properties.

L'organisme public a précisé qu'il disposerait bientôt d'offres fermes pour une concession de 90 ans d'un centre commercial installé dans l'ancien centre international de diffusion des Jeux olympiques de 2004.

Il a parallèlement lancé un appel d'offres pour la cession d'une partie du capital de la compagnie publique de gaz DEPA.

Les privatisations et concessions d'actifs de l'Etat constituent l'une des principales conditions prévues par le plan d'aide international dont bénéficie la Grèce mais Athènes a accumulé un énorme retard en la matière : alors que le programme est censé rapporter 19 milliards d'euros d'ici la fin 2015, son produit ne dépasse 1,6 milliard pour l'instant.

Les réticences politiques sont la principale explication de ce retard : la HRADF a suspendu ses travaux en avril au motif qu'elle ne voulait pas interférer avec la campagne législative et il a fallu près de deux mois au gouvernement issu du scrutin du 17 juin pour doter l'agence d'une nouvelle équipe de direction.

Celle-ci juge toujours réalisable l'objectif de 19 milliards d'euros mais, cette année, le produit des privatisations ne devrait pas dépasser 300 millions, a déclaré à Reuters une source de l'agence.

DES OBSTACLES RÉGLEMENTAIRES ET LÉGISLATIFS

Le bail de location de l'ex-centre de diffusion pourrait être signé avant la fin de l'année, tout comme la concession de la loterie nationale, mais la première privatisation importante, celle de DEPA, devra sans doute attendre le début de l'an prochain.

"Dans une optique de prudence, on peut s'attendre à ce qu'elle soit finalisée début 2013", a dit un responsable de la HRADF.

Cette dernière prévoit également pour le début de l'année prochaine l'attribution de deux projets immobiliers de moindre ampleur, sur les îles de Corfou et Rhodes, a-t-il ajouté, expliquant qu'Hellenikon était un projet plus complexe, qui nécessiterait plusieurs mois.

Le gouvernement grec a déclaré espérer pouvoir annoncer une privatisation importante cet automne mais le calendrier détaillé par la HRADF laisse entendre qu'il aura du mal à tenir son objectif.

Une source gouvernementale avait déclaré il y a quelques jours à Reuters qu'Athènes pourrait essayer de boucler rapidement une vente importante, par exemple celle de la participation résiduelle de l'Etat dans OPAP, l'une des plus grandes entreprises européennes de jeux de hasard.

Avant de conclure des privatisations, la Grèce doit modifier ou abolir 70 dispositions réglementaires et législatives qui limitent l'entrée d'investisseurs étrangers au capital d'entreprises issues du secteur public.

Il a déjà aboli la loi qui obligeait l'Etat à conserver une participation minimale dans une série d'entreprises, notamment les principaux acteurs nationaux du marché de l'énergie comme la compagnie d'électricité DEH ou le groupe de raffinage pétrolier Hellenic Petroleum.

Marc Angrand pour le service français

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  • wanda6 le mardi 11 sept 2012 à 21:55

    c'est très grave

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