La Grèce réduit l'acheminement de migrants des îles au continent

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    ATHENES, 26 février (Reuters) - Les autorités grecques ont 
demandé vendredi aux compagnies maritimes et aux agences de 
voyage de réduire le transport de réfugiés entre les îles 
grecques et le continent afin d'endiguer l'afflux de migrants en 
Europe. 
    Le ministre grec des Transports maritimes a précisé que 
cette disposition était temporaire et prise en réaction aux 
renforcements des contrôles imposés par l'Autriche et les pays 
des Balkans à leurs frontières. 
    Ces restrictions imposées par les Etats situés sur la route 
empruntée par les migrants pour rejoindre l'Europe occidentale 
risquent de transformer la Grèce en "piège à migrants", environ 
20.000 d'entre eux se trouvant bloqués sur le territoire grec. 
    Athènes a rappelé jeudi son ambassadrice à Vienne après 
l'organisation par l'Autriche d'une réunion des Etats des 
Balkans pour mener une action concertée et réduire l'afflux de 
ressortissants étrangers. 
    Le gouvernement grec menace de bloquer le processus de 
décision au sein de l'Union européenne si ses partenaires 
persistent dans des solutions unilatérales et ne mettent pas en 
oeuvre un plan concerté pour s'attaquer à cette crise. 
    "Nous avons pris des mesures en raison de la fermeture de 
frontières, y compris une augmentation de la capacité d'abris 
temporaires et un ralentissement du transport des migrants des 
îles vers le port du Pirée", a dit le ministre Thodoris Dritsas 
sur la chaîne Skai TV. 
    Trois navires, qui devaient être affrétés spécialement pour 
acheminer des migrants jusqu'au continent, vont rester à quai 
dans les îles pour "deux ou trois jours". 
    "Il s'agit d'un ralentissement de petite ampleur", a-t-il 
reconnu. 
    La Grèce ne parvient pas à mettre en place des centres 
d'enregistrement de milliers de demandeurs d'asile, dont nombre 
d'entre eux poursuivent le voyage à pied en direction de la 
Macédoine. 
    Selon des témoins, ce pays n'accepte sur son territoire que 
les ressortissants syriens et irakiens et refoulent les 
ressortissants afghans. 
    Vendredi matin, on dénombrait environ 2.500 migrants dans la 
localité frontalière d'Idomeni et plusieurs centaines d'autres 
étaient en route. 
     
 
 (Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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