La Grèce prolonge l'offre de rachat de sa dette

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LA GRÈCE PROLONGE L'OFFRE DE RACHAT DE SA DETTE
LA GRÈCE PROLONGE L'OFFRE DE RACHAT DE SA DETTE

par George Georgiopoulos et Lefteris Papadimas

ATHÈNES (Reuters) - Athènes, qui n'a pas atteint son objectif de rachat de 30 milliards d'euros de dette souveraine au tiers de sa valeur, a prolongé son offre pour attirer de nouveaux créanciers privés.

Ce rachat par la Grèce de sa propre dette est un élément clé du plan conclu le mois dernier entre l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) dans le but de ramener la dette de la Grèce à un niveau soutenable.

L'agence de gestion de la dette grecque a annoncé lundi que l'offre de rachat d'obligations souveraines auprès des banques et investisseurs privés, qui devait se terminer vendredi, était prolongée jusqu'à mardi 12h00 GMT.

Des responsables grecs avaient déclaré dimanche qu'Athènes, qui dispose de 10 milliards d'euros pour racheter sa dette, pourrait solliciter de nouvelles offres ce lundi.

"Le but est d'atteindre l'objectif de 30 milliards d'euros de dette rachetée en valeur faciale", a indiqué un responsable du gouvernement, qui n'a pas voulu être identifié.

Vendredi soir, à la clôture initiale, 26,5 milliards d'euros avaient été offerts au rachat, à 33,4% de la valeur faciale.

"(Ce différentiel) devrait être facilement couvert par les banques grecques, si les détenteurs d'obligations étrangers ne veulent pas offrir davantage", a déclaré un banquier à Reuters.

Une porte-parole du ministère allemand des Finances a déclaré que celui-ci comptait sur un succès de l'opération, qui est un élément essentiel du nouveau plan d'aide.

Les banques et assureurs grecs ont présenté des soumissions pour environ 10 milliards d'obligations sur les 17 milliards qu'ils détiennent au total. Près de 63 millions d'euros d'obligations détenues par des investisseurs privés sont éligibles au programme de rachat.

Peu avant l'échéance initiale, les conseils d'administration des banques grecques avaient accepté que les établissements revendent jusqu'à 100% de leurs obligations.

Les modalités de l'offre ont été établies à des niveaux suffisamment intéressants pour assurer le succès de l'opération auprès des investisseurs et réduire l'encours de la dette d'environ 20 milliards d'euros.

Déjà très affaiblies par la crise financière et par cinq ans de récession, les banques grecques redoutent d'être contraintes d'inscrire dans leurs comptes de nouvelles pertes sur la dette publique. Elles sont néanmoins incitées à accepter l'offre de l'Etat dans la mesure où leur propre avenir dépend aussi du versement à Athènes d'un peu plus de 30 milliards d'euros d'aide internationale, conditionnée à la réussite du rachat.

Athènes proposait initialement de racheter les obligations concernées dans une fourchette dont le plancher allait, selon les échéances, de 30,2% à 38,1% de la valeur d'émission de la créance, et dont le plafond se situait entre 32,2% et 40,1%.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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