La Grèce prépare une deuxième vague de privatisations

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LA GRÈCE PRÉPARE UNE DEUXIÈME VAGUE DE PRIVATISATIONS
LA GRÈCE PRÉPARE UNE DEUXIÈME VAGUE DE PRIVATISATIONS

ATHENES (Reuters) - La Grèce prépare une nouvelle série de cessions d'actifs publics, dont le premier raffineur et les deux plus grands ports du pays, dans le cadre d'un programme de privatisations imposé par le plan d'aide international reçu du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne.

Les opérations en cours de préparation constitueront une deuxième vague de privatisations après les six cessions censées être finalisées au début de l'année prochaine

"Nous avons des actifs très significatifs qui seront mis en vente au cours des prochains mois", a déclaré mardi Yannis Emiris, directeur général de l'agence de privatisations HRADF, lors d'une conférence de presse.

Athènes prévoit ainsi d'organiser des enchères pour des participations dans le raffineur Hellenic Petroleum, les ports du Pirée et de Thessalonique, dans la deuxième compagnie d'eau du pays Thessaloniki Water et dans Larco, l'un des premiers producteurs mondiaux de nickel.

La Grèce est également en quête d'investisseurs pour l'aéroport d'Athènes, le plus important du pays, l'autoroute Egnatia ainsi que pour d'autres aéroports et marinas de tailles plus modestes.

D'après les termes du plan d'aide international, Athènes doit lever 19 milliards d'euros d'ici fin 2015 via des cessions d'actifs et un total de 50 milliards d'ici la fin 2020.

Le pays est déjà en retard sur le programme de privatisations, n'ayant levé que 1,6 milliard d'euros depuis le premier plan de sauvetage de mai 2010.

Ce retard s'explique à la fois par la réticence de l'Etat à vendre des actifs, par l'instabilité politique du printemps et par le peu d'intérêt manifesté par des acheteurs redoutant de voir la Grèce devoir quitter la zone euro.

Le gouvernement d'Antonis Samaras, en place depuis le mois de juin, s'est engagé à relancer le programme de privatisations. Le mois dernier il a signé un accord portant sur une concession de 90 ans d'un centre commercial d'Athènes et a lancé le processus de privatisation du groupe de jeux de hasard et de paris en ligne OPAP. (voir et )

La Grèce espère que le programme de privatisations, en plus de faire baisser la dette, induira quelque 60 milliards d'euros d'investissements, la création de 50.000 emplois et trois milliards d'euros de recettes fiscales par an, a dit Yannis Emiris.

Harry Papachristou, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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  • M7361806 le mardi 16 oct 2012 à 14:27

    Aprés ce sera comme en France. Plus de grève ! Plus de syndicats!

  • Djoby44 le mardi 16 oct 2012 à 14:07

    Il faudrait qu'ils se demandent se qu'ils feront quand ils auront tout vendu, mais ça dépasse leur capacité de réflexion visiblement.