La Grèce met les opinions publiques européennes en ébullition

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La solidarité financière au sein de la zone euro suscite plus de polémique en Allemagne, à tradition fédérale, qu'en France, pays très centralisé.

La crise des dettes souveraines a déjà blackboulé deux gouvernements, en Irlande et au Portugal, et la liste n'est certainement pas close. Les dégâts sont encore plus graves sur les opinions publiques, car ils prennent une tournure nationaliste. En Allemagne, près d'un électeur sur deux, selon un sondage récent, préconise la sortie de la Grèce de la zone euro. Le mois dernier, le Bundestag a voté à une majorité d'à peine dix députés son accord pour un nouveau plan d'aide à Athènes. La chancelière Angela Merkel n'a obtenu cette autorisation qu'à la condition expresse d'obliger les investisseurs privés à apporter «une contribution équitable» au renflouement.

De façon inattendue, le débat sur la solidarité financière au sein de l'Europe tend à faire resurgir les querelles interrégionales. Et paradoxalement c'est dans les pays à structure fédérale, comme l'Allemagne ou la Belgique, que les tensions apparaissent les plus vives. La zone euro ne doit pas dé...

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