La Grèce et ses créanciers progressent, pas encore d'accord

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    ATHENES, 21 avril (Reuters) - Les négociations entre la 
Grèce et ses créanciers internationaux sur les réformes 
économiques ont progressé, a déclaré jeudi un responsable grec, 
mais la conclusion d'un accord nécessaire au déblocage de 
nouveaux prêts n'est pas encore acquise.  
    Les discussions sur la réforme des retraites, l'augmentation 
de la fiscalité, les privatisations et la gestion des créances 
douteuses ont repris en début de semaine à Athènes, avec pour 
objectif de parvenir à un compromis avant les réunions des 
ministres des Finances de la zone euro vendredi à Amsterdam. 
    Mais en dépit des progrès enregistrés, la plupart des 
questions restent ouvertes à moins de 24 heures de cet 
Eurogroupe.  
    "Il y a une convergence notable, davantage que les jours 
précédents", a dit un responsable gouvernemental grec. "Nous 
avons plus progressé sur la réforme des retraites et les 
créances douteuses, le seuil d'exemption de l'impôt sur le 
revenu reste une question en suspens." 
    Les créanciers de la zone euro et le Fonds monétaire 
international (FMI) restent divisés sur l'ampleur des réformes 
nécessaires pour aboutir au niveau d'excédent budgétaire 
primaire (hors service de la dette) requis de la part d'Athènes. 
Le FMI juge les chiffres de la zone euro trop optimistes.  
    Le gouvernement grec veut boucler la "revue" des réformes 
afin de permettre le déblocage de quelque cinq milliards d'euros 
de prêts nécessaires pour que l'Etat puisse honorer les 
obligations financières des mois à venir.  
    Les négociations reprendront probablement après 
l'Eurogroupe. Si elles progressent suffisamment, un projet 
d'accord pourrait être rédigé avant une réunion extraordinaire 
des ministres des Finances de la zone euro la semaine prochaine. 
    "Ce sera un bon signe si demain, l'Eurogroupe annonce qu'il 
y aura une deuxième réunion extraordinaire", a dit le 
responsable grec après des réunions dans un hôtel du centre 
d'Athènes.  
    La conclusion de la revue est également considérée comme 
indispensable à l'ouverture de discussions sur un éventuel 
allégement du fardeau de la dette grecque, qui pourrait passer 
par un allongement de la maturité de certains prêts, une 
réduction des taux d'intérêt ou des délais de grâce.  
     
 
 (Lefteris Papadimas et Renee Maltezou; Marc Angrand pour le 
service français) 
 
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