La Grèce et l'Ukraine s'invitent au sommet du G7

le , mis à jour à 23:53
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* Obama et Merkel réaffirment leur amitié * Les dirigeants du G7 fermes face à la Russie * Juncker (CE) exprime son exaspération dans le dossier grec (Actualisé tout du long avec ouverture du sommet) par Noah Barkin et Jeff Mason KRÜN, Allemagne, 7 juin (Reuters) - Les dirigeants du Groupe des Sept (G7) se sont engagés dimanche à l'ouverture de leur sommet annuel à maintenir les sanctions contre la Russie jusqu'à ce que la Russie et les rebelles ukrainiens prorusses respectent totalement le dernier accord de paix conclu en février. La poursuite des violences en Ukraine et la crise de la dette grecque ont dominé le premier jour du sommet, qui se tient cette année en Allemagne au château d'Elmau (Schloss Elmau), un hôtel luxueux dans les Alpes bavaroises. Les questions environnementales seront également abordées. A six mois de la conférence internationale de Paris sur le climat (COP21), la chancelière allemande Angela Merkel qui accueille le sommet, espère obtenir un engagement ferme de ses hôtes en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'Allemagne a également inscrit au programme les questions de santé mondiale (Ebola, antibiotiques, maladies tropicales). Mais l'Ukraine a pris le devant de la scène dimanche, le président américain Barack Obama appelant à "se lever contre l'agression russe". Les chefs d'Etat et de gouvernement veulent que la Russie et l'Ukraine respectent le cessez-le-feu conclu dans le cadre des accords de Minsk-2 conclus le 12 février dernier dans la capitale biélorusse. Ces accords ont permis d'à peu près faire taire les armes dans l'est de l'Ukraine entre séparatistes pro-russes et les forces gouvernementales ukrainiennes, mais les combats semblent avoir repris en intensité ces derniers jours. Jeudi dernier, le président ukrainien Petro Porochenko a dit craindre une "invasion" russe et a avancé le chiffre de 9.000 militaires russes présents en Ukraine. ID:nL5N0YQ1G7 Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont décidé en mars que les sanctions imposées après l'annexion de la Crimée ukrainienne par la Russie en mars 2014 et les combats qui ont commencé le mois suivant dans l'est de l'Ukraine resteraient en vigueur tant que Minsk-2 ne serait pas totalement appliqué, ce qui les prolonge de fait jusqu'à la fin de l'année. Angela Merkel a dit dimanche qu'un assouplissement des sanctions dépend en grande partie de la Russie et de son comportement en Ukraine. Le président du Conseil européen Donald Tusk est allé plus loin : "Si quiconque veut entamer une discussion sur la modification du régime de sanctions, cela ne pourra être que sur son renforcement." Après l'annexion de la Crimée, le président russe Vladimir Poutine a été déclaré persona non grata à ce sommet annuel du G7, qui s'appelait le G8 quand la Russie y participait. Avant le sommet, Angela Merkel a eu un entretien avec Barack Obama. Les deux dirigeants ont réaffirmé l'amitié germano-américaine. ID:nL5N0YT0DX "Mon message au peuple allemand est simple: nous sommes reconnaissants de votre amitié", a dit Barack Obama, debout sur une estrade, à côté d'Angela Merkel. "Nous sommes unis en tant qu'alliés inséparables en Europe et dans le monde". A propos de la Grèce, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a accusé le Premier ministre grec Alexis Tsipras de déformer les propositions des créanciers d'Athènes dans le cadre des négociations sur la dette grecque. Le chef de l'exécutif bruxellois n'a pas caché son exaspération vis-à-vis du chef du gouvernement grec, qui a qualifié vendredi d'"absurdes" et d'"irréalistes" les propositions des créanciers (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) pour éviter à la Grèce un défaut de paiement. Lors d'une conférence de presse, Jean-Claude Juncker a réaffirmé qu'une sortie d'Athènes de la zone euro n'était pas une option à envisager tout en prévenant qu'il n'avait pas "un lapin à sortir de son chapeau" pour empêcher un 'Grexit'. Lundi, le sommet portera notamment sur les menaces que font peser des organisations comme l'Etat islamique ou Boko Haram, en présence des dirigeants nigérian, tunisien et irakien. (Jean-Stéphane Brosse, Nicolas Delame et Danielle Rouquié pour le service français)

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