La Grèce espère discuter d'un allègement de sa dette en février

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    ATHENES, 30 novembre (Reuters) - La Grèce se fixe pour 
objectif de conclure en février prochain avec ses créanciers de 
la zone euro un accord d'allègement de sa dette afin de dissiper 
des incertitudes financières et de favoriser la reprise de son 
économie, a déclaré lundi son ministre des Finances, Euclide 
Tsakalotos. 
    S'adressant à un parterre d'investisseurs réunis à Athènes, 
il a expliqué qu'il était indispensable de rendre le fardeau de 
la dette grecque supportable pour libérer l'économie et 
reconquérir la confiance des déposants et des entreprises.  
    "Si nous ne prenons pas une décision critique, disons, en 
février 2016, et si nous repoussons la décision critique à l'été 
prochain ou même à 2017, alors ce sont les résultats qui seront 
retardés", a dit Euclide Tsakalotos.  
    L'accord conclu en juillet dernier par le gouvernement 
d'Alexis Tsipras avec les bailleurs de fonds internationaux 
d'Athènes prévoit l'ouverture de discussions sur un éventuel 
allégement de la dette une fois qu'un premier bilan des réformes 
prévues aura abouti à des conclusions favorables.  
    Euclide Tsakalotos a mis en garde les créanciers de son pays 
contre la tentation de repousser cette échéance, en expliquant 
qu'entretenir l'incertitude affecterait l'ensemble de la zone 
euro. 
    Il a assuré qu'Athènes prenait toutes les mesures 
nécessaires pour aboutir à une conclusion favorable de la 
première revue, prévue en décembre, et pour permettre ensuite 
l'ouverture de discussions sur l'allégement du fardeau de la 
dette.  
     
    PAS DE BESOINS SUPPLÉMENTAIRES POUR LES BANQUES  
    Il n'a pas précisé ce qu'Athènes espérait obtenir lors de 
ces discussions mais le gouvernement a déjà pris acte du fait 
qu'il n'y aurait pas de réduction du montant de la dette à 
rembourser, un "haircut" jugé inacceptable par l'Allemagne et 
plusieurs pays du nord de l'Europe. 
    L'allègement du fardeau pourrait donc passer par une 
extension des prêts à rembourser, dont la maturité moyenne est 
déjà de 32,5 ans, et par une prolongation de la période de grâce 
accordée avant la reprise du paiement des échéances. 
    La dette publique grecque devrait atteindre 187,8% du 
produit intérieur brut (PIB) l'an prochain, après 180,2% cette 
année. 
    L'une des étapes préalables à l'ouverture des pourparlers 
sur la dette est la recapitalisation des principales banques 
grecques, un processus qui devrait être achevé d'ici quelques 
jours. 
    Lundi, Rasmus Rüffer, directeur de la stratégie de politique 
monétaire de la BCE, a déclaré que ce plan de recapitalisation 
de 14,4 milliards d'euros n'aurait pas besoin d'être complété 
par un nouvel apport de capitaux frais.  
    La BCE a estimé le montant des capitaux frais nécessaires 
pour renforcer le bilan des principales banques grecques au 
terme d'un processus incluant des tests de résistance ("stress 
tests"). 
    "Nous pouvons avoir confiance dans le fait que cela a été 
fait de manière très approfondie et a mis au jour tous les 
besoins existants", a dit Rasmus Rüffer. "Toute suggestion selon 
laquelle qu'il en faudra plus est sans fondement." 
     
 
 (Paul Taylor, Lefteris Papadimas et Jan Strupczewski,; Marc 
Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison) 
 
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  • M3182284 le lundi 30 nov 2015 à 17:38

    Terrorisme économique, envoyez-les aller se faire voir chez eux.

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