La Grèce devra rembourser sa dette, réaffirme Sapin

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PARIS, 2 février (Reuters) - La Grèce devra rembourser sa dette mais il faut discuter des modalités de ce remboursement, a déclaré lundi le ministre français des Finances, Michel Sapin, à Europe 1, au lendemain d'une rencontre avec son homologue grec, Yanis Varoufakis. La dette grecque est avant tout due "à ceux qui sont venus au secours de la Grèce" - Banque centrale européenne, Union européenne, Fonds monétaire international - c'est-à-dire, in fine, aux gouvernements et citoyens européens, a-t-il expliqué. "Il me paraît légitime et normal que (...) nous disions, 'il n'est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français, au contribuable allemand ou au contribuable espagnol'", a-t-il poursuivi. "Rembourser sa dette est une chose, il faudra rembourser la dette, mais les modalités de remboursement en sont une autre et ça, c'est normal qu'on puisse en discuter", a-t-il ajouté. La victoire du parti de gauche radicale Syriza aux élections législatives du 25 janvier en Grèce a remis sur le devant de la scène la question de la dette grecque et de son remboursement, déclencheur de la crise de l'euro dans les années 2009-2010. Michel Sapin a cependant fait valoir que ce n'était pas le seul problème de la Grèce, qui a perdu 25% de sa richesse en cinq ans et où "tout le monde s'est appauvri". Le ministre français a estimé que c'était "d'abord la faute" de la Grèce et de tous ses gouvernements précédents, parce qu'ils n'avaient pas mené les réformes nécessaires. "Il faut que la Grèce le comprenne", a-t-il dit. "Ce qu'il faut c'est du mouvement, il faut qu'elle s'adapte." Les partenaires européens de la Grèce demandent ainsi au nouveau gouvernement de mettre en place une administration fiscale efficace pour que tous les Grecs payent l'impôt. Selon Michel Sapin, Yanis Varoufakis lui a assuré dimanche que c'était le "sujet principal" des réformes envisagées par le nouveau gouvernement. "Je lui ai dit : là nous t'appuyons, nous sommes avec toi, nous sommes avec vous pour faire en sorte qu'enfin en Grèce chacun paye l'impôt", a ajouté le ministre français. Pour Michel Sapin, il serait en revanche hors de question d'appuyer un programme qui aurait pour conséqence de creuser les déficits publics de la Grèce. Il a enfin déclaré que la France était prête à "accompagner" Athènes dans ses démarches auprès de la BCE, l'Union européenne et les membres de la zone euro, dont l'Allemagne. Renouer le dialogue avec la Banque centrale européenne, notamment, est indispensable pour permettre à la Grèce de "passer les prochains jours", a-t-il souligné. Il a estimé que son homologue grec le ferait "sérieusement", pour permettre à la BCE d'apporter les liquidités nécessaires au bon fonctionnement quotidien de l'économie de son pays. (Emmanuel Jarry, édité par Eric Faye)

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  • M3759183 le lundi 2 fév 2015 à 12:41

    Non. Les Grecs ne doivent plus bénéficier d'un traitement de faveur 74.6% (Sondage boursorama).

  • boudet le lundi 2 fév 2015 à 11:23

    Si le nouveau gouvernement a but objectif principal de faire payer les impôts, pourquoi ne commence-t-il pas par cela?

  • rodde12 le lundi 2 fév 2015 à 11:09

    La richesse d'un pays estimée au regard du P.I.B. est fausse archi fausse. La Grèce a perdu en PIB mais a elle perdu des emplois dans le secteur export. Non . Ce qu'elle a perdu c'est des emplois de fonctionnement. Les fameux emplois publics qui ne lui permettent même pas d'être correctement administrée. Les économistes version ENA sont aux anges, ils vont pouvoir continuer et donc être bien payés.

  • rodde12 le lundi 2 fév 2015 à 11:01

    La France soc préfère qu'on nous doive éternellement plus tôt qu'on perde définitivement. C'est une question de bilan. En politique il n'y a pas de client douteux. Pour le con-tribuable la différence n'est pas évidente sauf qu'il n'y a aucune raison qu'un tel raisonnement qui sent bon l'ENArchie ne serve pas pour de nouvelles.

  • M1158399 le lundi 2 fév 2015 à 10:50

    Pourquoi faire confiance à des "responsables" de tous bords qui ont négocié le sauvetage sur des bases connues. Si au résultat, l'objectif n'est pas atteint, c'est que quelqu'un a triché ! Est-ce le prêteur ou l'emprunteur ? En attendant, force est de constater que l'emprunteur cherche toujours à ne pas honorer ses dettes ! Avec ou sans cravate, c'est la mentalité qui coince !

  • M8743521 le lundi 2 fév 2015 à 10:44

    "La Grèce devra rembourser sa dette" nous affirme Sapin..."et pour qu'elle y parvienne on va rallonger la durée de remboursement à 99 ans.et lui verser un intérêt sur cette dette" aurait-il pu ajouter! Qui peut croire que ce pays pourra rembourser une dette se montant à prés de 2 fois son produit intérieur avec une économie aussi peu dynamique

  • juillia3 le lundi 2 fév 2015 à 10:16

    l austerité c est faire payer les petits a la place des gros comment voulez vous qu il change quoi que ce soit . ca les arrange de ne rien faire ca y savent le faire !!!! et ca fait 30 pour pas 40 ans que ca dure , aucune mesure pour relancer l economie , attirer les entreprise en france et donc creer le l emploi on a choisi de faire l inverse et pour inverse cette courbe maintenant que le rouleau est lancer pas facile de l arreter en tout cas pas avec cette politique !!

  • milou129 le lundi 2 fév 2015 à 10:03

    Ecoutez Obama et commencez par relancer l'économie en revalorisant les salaires et les retraites.L'Austérité c'est un suicide collectif !!!

  • milou129 le lundi 2 fév 2015 à 10:00

    Oui mais sur 200 ans car un état ne meurt pas contrairement aux simples hommes même s'ils sont des ministres des finances.

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