La Grèce aura besoin de plus de fonds si le privé participe peu

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ATHENES (Reuters) - La Grèce pourrait devoir demander une contribution supplémentaire à ses partenaires européens si la participation des créanciers privés à l'échange volontaire de dette visant à réduire l'endettement du pays n'est pas suffisante, a déclaré jeudi le vice-ministre grec des Finances.

"Si le pourcentage de participation n'est pas, par exemple, de 100%, alors la Grèce pourrait avoir besoin d'un soutien additionnel de la part de nos partenaires", a déclaré Filippos Sachinidis au micro de la radio Skai.

Ces déclarations interviennent alors que des négociations à Athènes sont prévues dans la journée entre Charles Dallara, qui dirige l'Institut de la Finance internationale (IFI) représentant les banques privées, et des responsables du gouvernement grec, dont le ministre des Finances et le Premier ministre.

Les discussions en sont au stade final et se poursuivront vendredi, apprend-on jeudi de source du gouvernement grec.

Des banquiers ont rapporté mercredi que les discussions sur la participation du secteur privé se passaient mal, émettant l'hypothèse que les Etats de la zone euro pourraient devoir accroître leur contribution au deuxième plan d'aide à Athènes.

Athènes discute depuis des mois avec ses banques et ses fonds d'investissement créanciers d'un plan de restructuration de sa dette lui permettant de ramener son endettement de 160% à 120% du produit intérieur brut (PIB) du pays d'ici à 2020.

Cet accord est une condition essentielle à la mise en place d'un deuxième plan d'aide de 130 milliards d'euros des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce, sans lequel le pays risque de faire défaut autour du 20 mars. A cette date, 14,5 milliards d'euros de dette grecque arrivent à échéance.

Ces négociations se déroulent sur fond d'aggravation de la récession économique et du déficit budgétaire de la Grèce, le tout accompagné d'une hausse de son taux de chômage.

Selon les chiffres du ministère des Finances publiés jeudi, le déficit budgétaire s'est creusé l'an dernier, malgré les espoirs du gouvernement de trouver de nouvelles ressources via des taxes exceptionnelles destinées à compenser l'aggravation de la récession à la suite des mesures d'austérité.

Ce déficit, qui exclut plusieurs éléments importants et notamment les comptes des autorités locales, a augmenté de 0,8% en 2011, à 21,64 milliards d'euros.

Par ailleurs, le taux de chômage du pays a encore augmenté sensiblement au mois d'octobre, à 18,2% contre 17,5% en septembre, selon le service des statistiques qui ne publie pas de données ajustées des variations saisonnières.

Le taux de chômage moyen des 17 pays de la zone euro, ajusté des variations saisonnières, a légèrement progressé en octobre, à 10,3%, contre 10,2% en septembre.

Lila Chotzoglou et Angeliki Koutantou, Jean Décotte et Juliette Rouillon pour le service français édité par Danielle Rouquié

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  • marconge le jeudi 12 jan 2012 à 16:18

    Le privé s'est fait entubé de 50%, il faut être mazo pour continuer.