La Grèce adresse ses projets de réforme à Bruxelles

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(Actualisé avec précisions sur mesures envisagées) ATHENES, 27 mars (Reuters) - La Grèce doit soumettre ce vendredi à ses créanciers réunis au sein du Groupe de Bruxelles une liste détaillée de ses projets de réforme nécessaires au déblocage d'une nouvelle aide financière, a déclaré un responsable gouvernemental grec. Ces créanciers -- l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) -- entameront dans la foulée ce vendredi l'examen de ce programme de réformes, a ajouté ce responsable. Leur approbation puis celle des ministres des Finances de la zone euro, réunis au sein de l'Eurogroupe, sont nécessaires pour que la Grèce bénéficie de fonds supplémentaires afin d'éviter un défaut sur sa dette, ce qui pourrait éventuellement entraîner sa sortie de la zone euro. Le nouveau gouvernement grec, qui s'est engagé auprès de la population à tourner le dos aux politiques d'austérité mises en oeuvre jusqu'à présent en échange de l'aide, a déjà présenté en février une première liste de réformes qui n'a guère satisfait les créanciers du pays. Ce programme en sept points abordait des thèmes allant de l'évasion fiscale à la réorganisation du secteur public mais il a paru trop imprécis à ses destinataires. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a assuré que sa nouvelle liste comprendrait des mesures destinées à renforcer la confiance des investisseurs, à gonfler les recettes fiscales et à réformer le système judiciaire mais sans fournir de détails. Il devrait aussi aborder le fonctionnement du système de retraites même s'il a d'ores et déjà exclu un report de l'âge de départ ou tout autre mesure susceptible d'être interprétée comme un effort supplémentaire réclamé à une population déjà fortement éprouvée par les politiques suivies depuis le début de la crise en 2010. Le gouvernement devrait aussi chercher à lutter contre le développement du travail clandestin et s'engager à ne pas entraver les privatisations. Dans les premiers jours qui ont suivi son arrivée au pouvoir, le parti de la gauche radicale Syriza avait annoncé l'arrêt de certaines privatisations mais il est depuis revenu sur ses projets, même s'il compte toujours exercer un contrôle sur les sociétés une fois privatisées. Athènes doit prouver à ses créanciers sa double détermination à mettre en oeuvre les réformes réclamées et à maîtriser son budget. Publiquement, le ton s'est apaisé entre le nouveau gouvernement grec et ses partenaires de l'Eurogroupe après plusieurs semaines d'échanges acrimonieux, en particulier avec l'Allemagne. (Renee Maltezou, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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