La Grèce accuse le FMI de retarder les discussions budgétaires

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    ATHENES, 23 mars (Reuters) - Un haut responsable du 
ministère grec des Finances a accusé mercredi le Fonds monétaire 
international de retarder l'examen des mesures prises en 
application du dernier plan de sauvetage du pays, qu'Athènes 
veut boucler rapidement pour pouvoir entamer des discussions sur 
un allègement de sa dette. 
    Douchant les espoirs du gouvernement de voir cette première 
"revue" conclue dès la fin mars, la mission des inspecteurs de 
l'Union européenne et du FMI a quitté Athènes dès dimanche, 
après deux semaines et demi de travail.   
    Bien qu'ils soient censés revenir après les fêtes de Pâques, 
Athènes juge que cette situation vise à mettre la pression sur 
le pays, qui doit régler d'importantes échéances de dette en 
juin et a besoin de nouveaux financements pour régler des 
arriérés. 
    "Les institutions, surtout le FMI, sont responsables du 
sérieux retard pris par la revue", a déclaré Franciscos 
Koutentakis, secrétaire général du ministère des Finances en 
charge de la politique budgétaire, ajoutant que la Grèce 
honorerait ses obligations. 
    Le FMI décidera si oui ou non il participera au financement 
du troisième plan de sauvetage d'Athènes après la fin de la 
mission d'inspection.  
    "Nous ne savons pas clairement si le FMI veut rester ou 
partir", a dit Franciscos Koutentakis. 
    Les discussions avec les créanciers portent notamment sur 
les réformes de la fiscalité et des retraites qu'Athènes est 
censé adopter pour avoir droit à de nouveaux prêts et à un 
allègement de sa dette. 
    Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a 
déclaré mercredi à Berlin qu'il faudrait réfléchir à des 
alternatives si Athènes n'était pas en mesure de réduire encore 
les dépenses de retraite.  
    "Si, pour des raisons que nous connaissons, il ne reste plus 
beaucoup de marge de manoeuvre pour réformer les retraites, 
alors les trois institutions (UE, BCE, FMI) devront (...), avec 
le gouvernement, travailler sur d'autres solutions", a-t-il dit 
à des journalistes. 
    "Le débat sur la soutenabilité de la dette est 
malheureusement un débat sur un sujet qui n'est pas urgent", 
a-t-il ajouté, jugeant plus pressant de renforcer la 
compétitivité et de mettre en oeuvre des réformes structurelles. 
 
 (Lefteris Papadimas, avec Paul Carell et Gernot Heller à 
Berlin, Véronique Tison pour le service français) 
 
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