La Grèce a besoin d'un allègement substantiel de sa dette-FMI

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    ATHÈNES, 23 septembre (Reuters) - La Grèce a besoin d'un 
allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter 
durablement le poids et pour replacer l'économie du pays sur la 
chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire 
international (FMI).  
     Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours 
sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le 
FMI dit que l'allègement de la dette doit être calibré sur des 
objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que 
les objectifs d'excédents primaires (hors service de la dette) 
qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être 
atteints. 
    "Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en 
conservant l'hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des 
excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies 
malgré des taux de chômage à deux chiffres", écrit le FMI.  
    "Il n'est pas possible de supposer que la Grèce peut tout 
simplement sortir de son problème d'endettement. Un nouvel 
allègement de la dette est nécessaire pour qu'elle soit viable." 
    Le FMI, qui n'a pas encore décidé s'il participait ou non au 
troisième plan de sauvetage de la Grèce, fait pression pour que 
des objectifs budgétaires moins strictes soient fixés avant 
d'accepter de contribuer aux 86 milliards d'euros de 
financement. 
    Athènes a salué vendredi la position du FMI.  
    "Nous saluons le point de vue du Fonds monétaire 
international sur la dette, puisqu'il souligne, encore une fois, 
que le problème des excédents primaires non-viables sur une 
longue période", a déclaré le ministre des Finances Euclid 
Tsakalotos, dans un communiqué. 
    La Grèce, qui croule sous une montagne de dette représentant 
environ 170% de son PIB, s'est engagée à atteindre un excédent 
budgétaire primaire de 3,5% d'ici 2018. 
    Le Fonds a également affirmé que les banques grecques 
devaient réduire rapidement le montant de leurs prêts 
non-performants pour préparer le terrain à une reprise du crédit 
à l'économie, ajoutant que les réformes structurelles doivent 
être accélérées afin de relancer la productivité et la 
croissance. 
 
 (George Georgiopoulos et Lefteris Papadimas, Juliette Rouillon 
pour le service français, édité par Benoît Van Oversraeten) 
 
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