La grande angoisse de Silvio Berlusconi

le
1
Silvio Berlusconi a invoqué l'intérêt national pour ne pas être assigné à résidence et donc privé de campagne lors des élections européennes.
Silvio Berlusconi a invoqué l'intérêt national pour ne pas être assigné à résidence et donc privé de campagne lors des élections européennes.

Dans quelques heures, ou quelques jours, Silvio Berlusconi ne sera plus un homme totalement libre. Le tribunal de surveillance - la juridiction chargée de décider de peines alternatives à l'incarcération - de Milan examinera, jeudi 10 avril à 17 heures, le dossier de l'ancien président du Conseil, condamné le 1er août dernier à quatre ans de réclusion pour fraude fiscale. Les magistrats auront ensuite cinq jours pour faire connaître leur décision. Silvio Berlusconi a déjà bénéficié d'une réduction de peine de trois ans et l'année qu'il lui reste à purger se réduit à dix mois grâce à la libération anticipée qui est automatiquement accordée. Reste à savoir dans quelles conditions l'ex-Cavaliere payera sa dette envers la société. En vertu de son âge, 77 ans, la prison ferme est exclue. Le tribunal de surveillance peut opter pour une assignation à résidence ou des travaux d'intérêt général (TIG). Dépressif La première solution est la plus restrictive. Silvio Berlusconi ne pourrait pas quitter son domicile milanais pendant dix mois. Le tribunal limiterait le nombre de personnes qu'il serait autorisé à rencontrer, quelques familiers et un nombre réduit de serviteurs. Il ne pourrait ni téléphoner ni accorder d'interviews. Il serait dans une prison certes dorée - la villa San Martino, un ancien couvent bénédictin de plusieurs milliers de mètres carrés doté d'un parc immense -, mais tout de même une prison. Les travaux d'intérêt...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M3435004 le mercredi 9 avr 2014 à 23:55

    Justice politicienne aussi minable que celle de Tobirat et du MDC