La gouvernance des risques sur la sellette

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(NEWSManagers.com) -
Alors que l'Autorité des marchés financiers ( AMF) doit publier très prochainement son rapport annuel sur la gouvernance, les traditionnels Entretiens de l' AMF ont déjà été l'occasion de faire un premier point sur le gouvernement d'entreprise et quelques-uns de ses enjeux.

La présidente de l'Adam (1), Colette Neuville, a pointé, à l'occasion d'une table ronde sur ce dossier, les insuffisances en matière d'identification et de prise en compte des risques. Même si les comités d'audit sont censés s'intéresser à cette problématique, les zones d'amélioration sont multiples. Outre les systèmes de rémunération " pousse-au-crime" , Colette Neuville a évoqué le manque de transparence sur l'endettement des actionnaires de contrôle ou de référence. Il serait bon de connaître le nantissement de leurs titres et leurs covenants, a insisté Colette Neuville.

La présidente de l'Adam a aussi évoqué les risques liés au mode de gestion, à l'instar des risques de sous-traitance ou encore ceux liés aux flux tendus. " Il serait bon de présenter dans les conseils les plus et les moins de ces prises de risques à chaque décision" , a déclaré Colette Neuville.

Sur le chapitre de la composition des conseils d'administration et des administrateurs indépendants, de même que sur le nombre de mandats, les intervenants ont souligné l'importance du pragmatisme. " Je me méfie des positions dogmatiques" , a lancé le président du directoire de Publicis, Maurice Lévy, qui a relevé notamment que les études ne permettaient pas de trancher pour ou contre la dissociation des fonctions de président et directeur général. " Les entreprises sont des objets complexes dans lesquels la personnalité du CEO peut être déterminante" , a-t-il remarqué.

Sur la question des mandats, le directeur général de la CDC, Augustin de Romanet, a souligné la nécessité de leur limitation à deux. " De manière pragmatique, a-t-il toutefois poursuivi, les dirigeants exécutifs se limitent généralement dans l'exercice de leurs responsabilités externes" . Le président de l'Autorité des marchés financiers, Jean-Pierre Jouyet, a pour sa part souligné le rôle de la gouvernance comme " outil essentiel de contrôle des risques. " La qualité de la gouvernance devient, en partie pour cette raison, un critère de plus en plus important aux yeux des investisseurs. Une meilleure gouvernance et le corollaire indispensable du retour à la confiance" , a-t-il estimé.


(1) Association de défense des actionnaires minoritaires

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