La géolocalisation des annonces immobilières peine à se généraliser

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Repérer les biens à vendre ou à louer sur une carte est une attente forte des consommateurs. Mais si l’offre peine à se généraliser, cela tient plus à la façon de travailler des agences immobilières qu’à la technique. Explications.

La géolocalisation, c’est le nouveau nerf de la guerre quand on parle de petites annonces immobilières. Interrogés sur les informations qu’ils recherchent en priorité en la matière, les consommateurs placent la situation géographique en troisième position, juste derrière les photos et la description détaillée du bien, selon un baromètre Ifop réalisé pour le réseau immobilier Optimhome. Et, surtout, c’est l’attente qui progresse le plus fortement. Désormais, 53% des Français réclament cette géolocalisation contre seulement 43% l’an dernier dans ce même baromètre.

C’est d’ailleurs cette promesse de visualiser précisément l’offre de logements sur un plan en 3D que le récent portail d’annonces Bien’Ici a mis en avant pour se démarquer de la concurrence de SeLoger et du Bon Coin. À y regarder de plus près, les annonces réellement géolocalisées restent très minoritaires, quel que soit le support d’annonce. Pourquoi une telle situation alors que la technologie est disponible depuis longtemps et que des sites comme le célèbre portail américain Zillow donnent l’adresse exacte de la quasi-totalité de l’offre?

Seulement 28% de mandats exclusifs

En fait, le frein n’est en rien technologique mais tient plutôt à la manière de travailler des agences immobilières françaises. Malgré leurs efforts constants pour faire progresser la proportion de leurs mandats exclusifs par rapport aux mandats simples, l’avancée se fait à petits pas. Ainsi pour le réseau de mandataires Optimhome, ces mandats exclusifs ne pesaient encore que 28% de l’offre en avril dernier.

Et pour le reste, les mandats simples sans exclusivité, il y a peu de chance de les voir bénéficier d’une véritable géolocalisation. Pourquoi? «Les Français restent plutôt roublards, reconnaît Olivier Colcombet, directeur général d’Optimhome. Sans exclusivité et avec l’adresse du bien à vendre, une autre agence et surtout des particuliers en direct pourront tenter de conclure en direct la transaction.» Et il est vrai qu’aux États-Unis ,la géolocalisation ne pose aucun problème puisque 98% des mandats sont exclusifs, tout en étant partagés (l’agent qui a signé le mandat percevra la moitié de la commission même si c’est un de ses confrères qui conclut la vente).

En attendant, dans l’Hexagone, les professionnels de l’immobilier misent sur la demande des consommateurs pour faire évoluer les mentalités et voir la géolocalisation triompher. C’est notamment la position de Fabrice Abraham, le directeur général du réseau Guy Hoquet qui estime que cette tendance est inéluctable. Mais pour lui donner raison, le phénomène devra s’accompagner d’une quasi-disparition du mandat simple, ce qui n’est pas encore gagné.

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