La générosité des Français ne faiblit pas

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Une étude réalisée par le syndicat France Générosités affirme que le montant global des dons a crû de 7% en 2010 après une augmentation de 5,5% en 2009.

Malgré l'environnement économique morose, les Français ont continué à se montrer généreux en 2010. C'est ce que révèle une étude réalisée par France Générosités, - syndicat chargé de défendre les intérêts des associations caritatives - publié ce jeudi dans le quotidien La Croix. D'après l'étude, le montant total des dons a progressé de 7% en 2010, et ceci après une augmentation de déjà 5,5% en 2009. En outre, les dons se sont faits plus réguliers, ce qui permet aux fondations d'établir plus facilement leur budget sur le long terme. Le choix du prélèvement automatique dans un quart des cas assure notamment cette stabilité. Le syndicat note aussi une forte hausse des versements par internet, mode de paiement qui a le plus progressé en un an (+56%).

Influence de la conjoncture

Selon le Secours Catholiques, la hausse des dons s'explique en partie par l'accumulation de catastrophes naturelles qui ont jalonné l'année 2010. Les dons adressés aux sinistrés du tremblement de terre en Haïti,de la tempêteXynthia, et des inondations au Pakistan ont atteint à eux seuls 16 millions d'euros, sur les 82 millions versés à l'association. Le sondage de France Générosités montre également que la conjoncture influence la décision des Français au moment de choisir une association. Depuis 2008, et la crise économique, les fondations en faveur de la recherche médicale et de la protection de l'enfance perdent du terrain au profit de celle dédiées à l'exclusion et à la pauvreté.

Crainte de l'érosion

Malgré ces deux années d'augmentations assez fortes, les associations restent pourtant sceptiques sur le montant des dons à venir. Si les versements des donateurs les plus aisés compensent aujourd'hui la baisse des foyers plus sensibles aux aléas économiques, la réforme de la fiscalité du patrimoine entreprise par le gouvernement risque de les décourager. Selon l'étude, 17% des donateurs choisissent le montant qu'ils attribuent aux associations en fonction de la déduction fiscale qu'ils peuvent ensuite appliquer. Pour Chris Oliver du Centre d'étude et de recherche sur la philantropie interrogé par La Croix, le changement de barème de l'ISF pourrait avoir un effet négatif. D'autant plus que le cercle des donateurs ne s'élargit plus et stagne à 5 millions de foyers.

Pour pallier la réduction des dons, plusieurs pistes sont explorées, notamment autour du «micro don», comme l'opération pièces jaunes. Plusieurs banques françaises ont aussi développé un système de cartes bancaires caritatives dont l'utilisateur choisit de reverser une cotisation à des associations à chaque paiement. Le système de l' «arrondi solidaire» qui permet aux personnes de renoncer aux centimes de leur fiche de paie, facture d'électricité ou relevé bancaire est aussi étudié.

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