La gendarmerie bloque l'accès à la scène d'une tuerie qui a fait 4 morts, le 5 septembre 2012, sur les hauteurs du lac d'Annecy

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Une fillette de quatre ans a été retrouvée prostrée dans la nuit de mercredi à jeudi au fond de la voiture visée par une fusillade ayant fait quatre morts et une blessée grave en Haute-Savoie (est de la France), des vacanciers britanniques qui faisaient du camping dans la région.L'enfant a été retrouvée indemne vers minuit dans la BMW dans laquelle les trois autres passagers ont été retrouvés tués par balles, a indiqué le procureur d'Annecy Eric Maillaud."Elle est restée sous les corps, prostrée pendant près de huit heures et n'a pas bougé pendant tout ce temps-là. On n'a pu la trouver qu'à partir du moment où on a eu accès à la scène du crime", c'est-à-dire après l'arrivée des techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (l'IRCGN), venus de Paris, a-t-il ajouté."La petite parlait en anglais. Elle a entendu des bruits, des cris mais elle ne peut pas en dire plus, elle n'a que quatre ans. Elle a été évacuée et protégée, tout comme l'autre fillette" blessée, a précisé M. Maillaud.La fillette de quatre ans serait restée cachée "sous les jambes de sa mère" morte pendant toute cette période, selon un enquêteur.Les victimes ont été découvertes par un cycliste vers 15H50 (13H50 GMT) dans leur BMW break, sur un parking forestier de la commune de Chevaline. Le père était à l'avant du véhicule, deux femmes sur les places arrières.Et un cycliste, un habitant d'une commune voisine, gisait mort à l'avant droit de la voiture, tandis que la fillette grièvement blessée se trouvait à l'avant gauche. L'identité de cette famille de Britanniques en vacances dans un camping de Saint-Jorioz, sur les bords du lac d'Annecy, faisait peu de doute jeudi matin, même si la justice reste prudente. "Le propriétaire, conducteur du véhicule, est à priori de nationalité britannique. Pour les autres membres, vraisemblablement de sa famille, ça reste à vérifier", a indiqué le procureur."On est à peu près certain de l'identité du propriétaire du véhicule. Il avait laissé les coordonnées de son passeport au camping de Saint-Jorioz. On estime qu'il y a de très fortes chances que ce soit lui", a-t-il précisé, sans être en mesure de donner la ville d'origine de cette famille en Grande-Bretagne."Les corps n'ont pas encore été touchés. On n'a pas encore pu extraire les pièces d'identité de la voiture", a expliqué le lieutenant-colonel Benoît Vinnemann, qui commande la section de recherches de la gendarmerie de Chambéry.L'état de la fillette blessée dans la tuerie, qui avait été hospitalisée mercredi soir à l'hôpital de Grenoble, est "stabilisé", a par ailleurs indiqué M. Vinnemann, précisant que son pronostic vital n'était plus engagé".Les médecins "envisagent qu'on puisse l'entendre dans les prochains jours", a-t-il ajouté. Une quinzaine de douilles ont d'ores et déjà été retrouvées sur les lieux du crime, provenant d'une arme de type pistolet automatique."Compte-tenu de ce que l'on voit, il est certain que la piste criminelle est à mettre en numéro un", a estimé le procureur d'Annecy. "Après, toutes les pistes sont possibles, ça pourrait être aussi dans l'absolu un drame familial, ce n'est pas à exclure", a-t-il ajouté.Les médias britanniques se sont emparés de l'affaire dès mercredi soir, après la révélation que la plaque d'immatriculation du véhicule était britannique. The Independent et le Mirror évoquent l'hypothèse d'un braquage qui aurait mal tourné, tandis que The Telegraph parle d'assassinats, prémédités donc, par un tueur soucieux de ne laisser aucun témoin derrière lui, des hypothèses que les enquêteurs n'avancent pas pour l'heure.

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