La gauche tente de s'unir en vue des départementales

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LA GAUCHE TENTE DE S'UNIR EN VUE DES DÉPARTEMENTALES
LA GAUCHE TENTE DE S'UNIR EN VUE DES DÉPARTEMENTALES

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Malgré un climat de défiance tenace, les états-majors de la gauche tentent de surmonter leurs divisions et ont engagé des consultations pour nouer des accords locaux afin d'éviter un désastre aux élections départementales de mars 2015.

    "Tout le monde négocie avec tout le monde", dit un élu du Parti socialiste, où l'on se dit "inquiet" pour ces élections que la gauche, qui gère environ 60% des départements à l'heure actuelle, aborde en position d'extrême faiblesse.

Même si les choses se présentent mal, l'objectif est d'éviter une nouvelle raclée électorale, après les défaites aux municipales et aux européennes.

    Après le départ des écologistes en avril du gouvernement, le PS ne conserve pour alliés au Parlement que les Radicaux de gauche mais les autres formations n'ont pas complètement coupé les ponts, malgré leurs critiques contre le gouvernement.

"Il y a discussion là où il y a menace que la gauche ne soit pas au deuxième tour", explique à Reuters Pascal Savoldelli, vice-président du conseil général du Val-de-Marne et responsable national pour les élections au Parti communiste français.

   Le mode de scrutin, binominal (les candidatures sont déposées sous la forme d'un binôme homme-femme) à deux tours, ne laisse guère de choix aux stratèges de gauche s'ils veulent éviter l'élimination au premier tour dans de nombreux cantons.   

Pour se maintenir au deuxième tour, les candidats ont besoin d'arriver en première ou en deuxième position ou de recueillir au moins 12,5% des voix des électeurs inscrits. L'union s'impose donc dès le premier tour, faute d'espoir réaliste d'accéder à un rattrapage sous la forme de "triangulaires".  

"Faire 12,5% des inscrits dans un scrutin où vous avez 35% de participation, c'est quasiment impossible pour le troisième", explique Pascal Savoldelli, d'autant qu'il y a déjà selon lui "beaucoup d'endroits où l'addition des forces de gauche ne fait pas le compte, parce que le premier adversaire après la droite et l'extrême droite c'est l'abstention".

La faible mobilisation des électeurs de gauche laisse ainsi présager de nombreux duels UMP-divers droite ou UMP-FN.  

"PRATIQUEMENT AUCUNE TRIANGULAIRE"

L'élimination du candidat socialiste au premier tour d'une élection législative partielle dans l'Aube, dimanche dernier, a renforcé les craintes exprimées après la publication d'un sondage selon lequel le PS, les Verts, les Radicaux de gauche et le Front de gauche ne sauveraient que de 56 à 66 de leur 338 sièges à l'Assemblée si les législatives avaient lieu demain avec un mode de scrutin très proche.

    "Il n'y aura pratiquement aucune triangulaire", prédit le président socialiste du conseil général de l'Essonne Jérôme Guedj, qui espère conserver le département à gauche grâce à une série d'accords locaux dès le premier tour.  

Si son statut de "frondeur" facilite les négociations avec les formations les plus hostiles au gouvernement, Jérôme Guedj se félicite d'avoir mis en oeuvre une "gauche rassemblée" dans son département où le Front de gauche, qui s'oppose au gouvernement, participe à l'exécutif local dans l'Essonne.

"J'espère des accords dans presque tous les cantons", dit le frondeur. 

Chez les Verts, on s'inscrit aussi dans une logique d'alliance au cas par cas avec le PS, même si l'on admet que les différends avec la ligne gouvernementale de Manuel Valls poussent dans de nombreux à des accords avec le Front de gauche plutôt qu'avec les socialistes.

"Il y a une petite tendance qui est logique par rapport à l'appréciation qu'on porte sur la politique gouvernementale", explique David Corman, secrétaire national adjoint délégué aux élections.

(Edité par Yves Clarisse)

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  • mlaure13 le jeudi 11 déc 2014 à 19:17

    Un SCOOP...Le dévoiement de l’éducation nationale par le PS…Non seulement le PS l’autorise, mais il en est l’instigateur !...A écouter jusqu’au bout et à transmettre au maximum, pour sauver nos enfants, s’il en est encore TEMPS…> http://www.youtube.com/embed/7waAbs5hDa0

  • mlaure13 le jeudi 11 déc 2014 à 19:16

    Et UN qui s’en bat les K… :F Hollande, 32 ans de droits pour 3 ans de travail à la Cour des comptes. Soit une retraite de 5 000 €/ bruts/mois; s'ajoutent 6 000 € / fonctions locales, puis 6 800 €/ fonctions de parlementaire, et 6 000 €/ retraite de Pdt de la République et encore 12 000 € (futur) membre du Conseil constitutionnel !...Soit + de 35 000 €/mois. Belle la vie de nos Elus politicards mafieux...Moyenne en France: 1 200 €?... ça interpelle sur les prochains votes !...

  • mlaure13 le jeudi 11 déc 2014 à 19:16

    Plaie de la France: fonctionnaires et syndicats…la Cour des Comptes (PS), a mis le doigt ou ça fait mal, très mal…les 2/3 de notre dette, soit environ 13 000 milliards, sont le fait de ces « forbans », commencé par TonTon 1er et TOUS les Gvts successifs, soit pour se faire élire, soit pour conserver leurs privilèges…et voilà ou ns en sommes…Pas belle la vie de nos Syndicats/ Foncs/ Elus/politicards/mafieux, avec retraites DOREES intouchables ???...

  • M7361806 le jeudi 11 déc 2014 à 17:50

    Pour maintenir les privlèges des hauts et nombreux fonctionaires , les doublons administratif ,ceux des parlementaires ,le peuple peut encore payer

  • slivo le jeudi 11 déc 2014 à 16:20

    avec Vittel c'était : buvez - éliminez. Ici ce sera : votez - éliminez .

  • M1765517 le jeudi 11 déc 2014 à 16:15

    la soupe est bonne !

  • j.barbe6 le jeudi 11 déc 2014 à 14:44

    Fonctionnaires et privilégiés de toutes obédiences unissez vous pour mieux faire payer le privé.

  • fbordach le jeudi 11 déc 2014 à 14:18

    La raclée c'est maintenant !

  • lorant21 le jeudi 11 déc 2014 à 14:08

    je ne vote jamais aux cantonales.

  • charleco le jeudi 11 déc 2014 à 14:05

    Ils vont se faire balayer et ne seront pas prêts de revenir de si tôt. Ouf, On va pouvoir prendre un bon bol d'air.