La gauche n'en finit plus de faire le coup de «l'héritage»

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Pour justifier les difficultés économiques, le chômage et la dette publique, le gouvernement désigne volontiers comme responsable la droite et la situation qu'elle a laissée en quittant le pouvoir.

L'héritage a bon dos. Qu'il s'agisse de la déferlante des plans sociaux et du chômage qui va avec, de la hausse de la fiscalité, de la réduction aux forceps du déficit budgétaire et même du traité européen, le gouvernement renvoie inéluctablement à «l'héritage sarkozyste». Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a donné le ton, en prenant à partie mardi son prédécesseur François Fillon: «Ce que nous avons, c'est votre héritage, 600 milliards d'euros de dette en plus.» Interpellé par Bruno Le Maire sur les hausses d'impôts, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a à son tour invoqué le passé avec virulence: «La façon dont vous avez conduit le pays ne vous autorise pas, à cette heure et en ce lieu, à nous donner des leçons aussi caricaturales.»

L'argument a été repris par la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, qui a reproché à l'ancienne majorité d'avoir laissé les retraités «seuls face à leurs risques et aux risques

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