La gauche gagne la primaire

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La gauche gagne la primaire
La gauche gagne la primaire

Cette fois, pas de couac visible : la large victoire, nette et sans bavure, de Benoît Hamon sur Manuel Valls (58,6 % contre 41,3 %) a été proclamée dès 20 h 40 par une haute autorité encore échaudée par le micmac du premier tour. Son président Thomas Clay, fébrile et agacé par les critiques qui se sont succédé dans l'entre-deux-tours, a aussi annoncé une participation en forte hausse par rapport à la semaine dernière. Elle devrait frôler, voire dépasser les 2 millions d'électeurs. Soit 400 000 de plus que le 22 janvier. C'est certes moins que les 3 millions de 2011 et les 4 millions de la primaire de la droite. Mais dans le contexte calamiteux pour la gauche, qui sort éreintée et privée de leadeur naturel du quinquennat de François Hollande, c'est une rampe de lancement loin d'être négligeable pour Benoît Hamon. Deux constats à l'issue de cette primaire.

 

Une confiance retrouvée

 

D'abord, en renvoyant à ses études l'ancien Premier ministre Manuel Valls, porteur d'une (grosse) part de l'héritage Hollande, le peuple de gauche a clairement fait savoir qu'il attend un candidat et un PS... à gauche toute. L'inévitable recomposition, cette « clarification » dont parlent les socialistes, se fera après la présidentielle sur cette ligne. Et Hamon paraît déjà le mieux placé pour prendre les commandes du parti... ou de ce qu'il en restera. Car nombre de réformistes fidèles à la ligne de Valls risquent bien d'aller voir du côté d'Emmanuel Macron. A condition que l'ex-ministre de l'Economie, champion du ni droite ni gauche, veuille bien les accueillir...

 

Deuxième constat, la confiance et l'ambition semblent de retour dans l'électorat socialiste. Si tous ou presque paraissaient résignés à faire de la figuration dans la présidentielle, anticipant une élimination du candidat PS dès le premier tour, l'humeur change, même timidement. Inattendu vainqueur d'une primaire dont Valls était donné au départ ...

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