La gauche espagnole décomposée en quête de chef 

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Rubalcaba, un homme brillant et plus charismatique que Rajoy, avait été choisi par les cadres du PSOE pour limiter la casse. Le résultat de dimanche soir indique une erreur de casting.

C'est un champ de ruines pour le Parti socialiste (PSOE). Affaiblie, divisée et décapitée, la gauche espagnole est à reconstruire. La défaite, bien sûr, était prévisible. Qu'il le voulût ou non, Alfredo Pérez Rubalcaba, le chef de file des socialistes, était assimilé au visage de la crise. Coresponsable, dans l'imaginaire collectif, des 5 millions de chômeurs, de la croissance molle à 0,8 % et de la dette souveraine, plus chère que celle de l'Italie.

Impossible en effet pour Rubalcaba, ministre de l'Intérieur, puis vice-président du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, de se détacher de son ancien chef. Difficile d'imaginer les solutions d'avenir quand on incarne les échecs de la gestion passée. Les réussites collectives du gouvernement socialiste, saluées par toute la gauche européenne lors du premier mandat de Zapatero, n'auront pas pesé bien lourd. Les succès personnels de Rubalcaba, premier flic d'Espagne lors du renoncement aux armes d'ETA, n

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