La garde nationale, nouveau label des réserves opérationnelles

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Un soldat de la force Sentinelle le 11 août à Lourdes.
Un soldat de la force Sentinelle le 11 août à Lourdes.

Voulue par François Hollande, la création de la garde nationale, amenée à monter en puissance pour faire face au terrorisme, doit être annoncée mercredi.

Jusqu’ici considérées comme un sujet secondaire, les réserves opérationnelles de l’armée, de la police et de la gendarmerie espèrent connaître leur heure de gloire sous un nouveau label – la garde nationale –, dont la création doit être annoncée mercredi 12 octobre lors du conseil des ministres.

François Hollande, pour qui « la France est en guerre » depuis les attaques terroristes, en avait parlé la première fois au lendemain de l’attentat du– novembre 2015, appelant à ce que les réservistes « constituent les éléments qui [puissent], demain, former une garde nationale encadrée et disponible ». Les contours de ce dispositif voulu par le président se dessinent désormais un peu plus.

Dans les faits, rien ne change ou presque sur le mode de fonctionnement. La garde nationale n’est pas une entité autonome, elle s’adosse aux réserves opérationnelles existantes – « par pragmatisme », dit-on à l’Elysée. Comme c’est le cas aujourd’hui avec ces dernières, elle dépendra donc du ministère de la défense, qui chapeaute les réservistes des armées, et du ministère de l’intérieur, chargé des réserves de la police et de la gendarmerie nationales.

Seule nouveauté formelle, un secrétariat général sera créé pour « développer la garde nationale ». Il sera confié au général Gaëtan Poncelin de Raucourt.

Un portail Internet est également créé – accessible dès mercredi sur www.garde-nationale.fr – pour « informer, présenter et inciter à l’engagement », témoignages de réservistes à l’appui.

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