La galette des rois

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La galette des rois
La galette des rois

Le générique vient de se terminer, les derniers verres d'être reposés sur la table. La saison 2015-16 est cette fois bouclée avec, à son sommet, le rêve éveillé d'un groupe de braqueurs. Il faut savourer, mais aussi penser à demain et regarder les plans du futur tableau : peut-être la création la plus attendue de l'histoire de la Premier League avec une dizaine de prophètes autour de la table.

"Non, non, non… Pas d'eau, une autre bière !" Derrière son pupitre, Sam Allardyce peut souffler. Cette fois encore, Big Sam a tenu tête à sa réputation. Oui, définitivement, Allardyce est devenu le roi dans son domaine. Ou comment un homme normal est devenu un sauveteur exceptionnel. Il déteste cette étiquette et pourtant. Joueur au Roker Park de Sunderland au début des années 80, l'ancien entraîneur de Bolton savait où il mettait les pieds en s'engageant en octobre dernier chez les Black Cats. Sept mois après, le voilà avalant des demis dans la salle de presse du Stadium of Light. C'était il y a un peu moins d'une semaine après une victoire facile contre Everton (3-0) qui validait définitivement le maintien de Sunderland en Premier League pour la saison prochaine. Allardyce sait qu'être supporter ici signifie accepter de se battre pour "la meilleure des plus mauvaises équipes" du pays. C'est comme ça et ça ne devrait pas changer de suite. Aujourd'hui, Sam Allardyce est un vestige pour qui "bien défendre est un art", mais aussi l'un des derniers représentants d'une espèce : "Oui, l'arrivée massive des entraîneurs étrangers nous a rendus meilleurs. Il n'y a aucun doute là-dessus, mais vu la tendance, je ne serais pas surpris de ne plus voir aucun entraîneur anglais en Premier League prochainement." Quand Allardyce parle, on l'écoute, et plus que jamais, on constate : à la table des invités, seulement trois Anglais sont présents (Alan Pardew, Eddie Howe et, donc, Sam). La fin définitive d'une époque.

Guardiola, le verre à moitié plein


Voilà où en sont aujourd'hui la Premier League globalisée et son produit spectacle. Plus que jamais, le championnat d'Angleterre cherche les étoiles, et la saison prochaine devrait être un paroxysme. Il a déjà beaucoup été écrit sur la prochaine fournée juteuse des droits télés, et les premières conséquences commencent à se dessiner. La récente mise à la porte de Roberto Martínez à Everton a permis de le mettre définitivement en lumière. Aujourd'hui, l'entraîneur étranger est favorisé, et le nouvel investisseur des Toffees, Farhad Moshiri, l'a prouvé dans sa short list : Ronald Koeman, Frank de Boer, Manuel Pellegrini, Rafael Benítez. Il y a vingt ans, la Premier League comptait 17 entraîneurs anglais.…


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