La fusillade attise les tensions à Tucson

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Les hommages aux victimes se multiplient, tandis que le débat s'envenime dans les médias américains.

Tandis que l'évêque du diocèse de Tucson, Mgr Gerald Kicanas, appelait à la paix et à la tolérance dans une homélie dédiée à la petite Christina Green, 9 ans, ainsi qu'aux cinq autres victimes de Jared Loughner, Jon Justice, l'animateur vedette de la station de radio locale ultraconservatrice KQTH «The Truth» (la vérité), faisait exactement le contraire, mardi soir. Il incitait ses auditeurs à la haine raciale, les encourageait à exprimer leur colère contre le gouvernement, un «ramassis de socialistes», les membres du Congrès, «ces fainéants pourfendeurs de la liberté d'expression» et l'ensemble des médias, «peuplés des gauchistes incapables d'impartialité et de discernement».

Cinq jours après le massacre devant un supermarché de Tucson, la deuxième ville d'Arizona encaissée au pied de cinq chaînes de montagnes, deux mouvements de pensée diamétralement opposés continuent de s'affronter dans la région, «un chaudron de furie politique», «la Mecq

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