La fuite de Ben Ali et le retour des investisseurs

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La chute de Ben Ali et de sa femme Leïla Trabelsi pourrait donner un grand bol d'air à l'économie tunisienne. Corruption et spoliation étaient monnaie courante.

Les clans de l'ex-président Ben Ali et de sa femme Leïla Trabelsi ont tenu d'une main de fer jusqu'au bout l'économie de la Tunisie. Leur fuite devrait donner une plus grande liberté aux chefs d'entreprise qui craignaient comme la peste «la Famille», comme ils surnommaient le pouvoir, en référence aux films évoquant la mafia.

«La famille élargie du président est fréquemment présentée comme le carrefour de la corruption en Tunisie», écrit un diplomate américain dans un mémo publié par WikiLeaks et Le Monde. «Expropriation», «extorsions de pots-de-vin», le fonctionnaire énumère les cas d'abus de pouvoir flagrants dans une note datée de juin 2008 et intitulée «ce qui est à vous est à moi».

 

La voracité des Trabelsi

 

«Ces personnes étaient présentes dans beaucoup de secteurs, ils ponctionnaient les profits des entreprises et ont réduit par conséquent la capacité de ces dernières à investir», note Jean-Raphaël Chaponnière, économiste à l'

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