La fraude sur Internet se développe

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En France, 7% des paiements, en valeur, sont réalisés en ligne, mais représentent plus de la moitié de la fraude à la carte bancaire.

L'essor fulgurant des achats en ligne s'est accompagné ces dernières années d'une augmentation significative des fraudes bancaires. «Cela atteint des niveaux préoccupants», estime Jean-Marc Bornet, administrateur du Groupement CB (GIE). En France, 7% des paiements sont réalisés en ligne (en valeur), mais ils représentent plus de la moitié de la fraude à la carte bancaire, selon l'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement.

Dans certains cas, le pirate détourne les coordonnées du porteur de carte sur un site marchand, sans pour autant que ce soit à grande échelle. Y a-t-il un danger à laisser ses coordonnées une bonne fois pour toutes sur un site marchand? Pas forcément. Pour limiter le risque de fraudes de grande ampleur, les éditeurs de cartes bancaires (Visa, Mastercard...) ont créé des normes internationales (PCI DSS) de sécurité. Cependant, elles ne sont pas toujours utilisées.

Authentifier le porteur de la carte

Tous les sites marchands ne stockent pas les données de la même façon. «Certains sites marchands, en particulier anglo-saxons, collectent et stockent les coordonnées de leurs clients avant de les transmettre à un intermédiaire de paiement. Ce qui permet au cyberacheteur de ne pas entrer ses coordonnées bancaires à chaque utilisation», explique Nicolas Brand, responsable du développement de l'activité paiement à distance chez Atos Wordline. Cette solution est notamment valable chez certains cybercommerçants d'envergure mondiale comme Sony, Apple (iTunes) ou encore Amazon.com...

En revanche en France, de nombreux cybercommerçants (venteprivée.com, rueducommerce, Darty...) choisissent de transférer les coordonnées bancaires de leurs clients à des plates-formes de paiement sécurisées, chargées de les transmettre aux banques et ensuite de les conserver.

«Le seul moyen de mettre un terme à la fraude sur Internet passe par l'authentification du porteur de carte, via le système 3D-Secure», avance Jean-Marc Bornet. Avec ce système, la banque déclenche l'authentification du client en lui adressant par SMS un code secret à quatre chiffres, valable une seule fois. Pour l'heure, seuls 49% des petits cybercommerçants proposent à leurs clients ce système de paiement. «D'autres moyens de paiement sécurisés via les mobiles sont en train de voir le jour», souligne Nicolas Brand.

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