La France visée par un nouvel attentat, un mort et deux blessés

le , mis à jour à 14:37
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LA FRANCE VISÉE PAR UN NOUVEL ATTENTAT, UN MORT, DEUX BLESSÉS
LA FRANCE VISÉE PAR UN NOUVEL ATTENTAT, UN MORT, DEUX BLESSÉS

SAINT-QUENTIN FALLAVIER, Isère (Reuters) - Moins de six mois après les attentats meurtriers de Paris, une attaque terroriste a visé vendredi une entreprise située près de Lyon, faisant deux blessés légers dans une explosion et un mort, un homme dont le corps décapité a été retrouvé sur le site.

Un suspect, fiché en 2006 pour "radicalisation" par les services de sécurité intérieure, a été arrêté, a annoncé le ministre de l'Intérieur, qui s'est rendu sur les lieux de l'attentat. Des complices potentiels ont été placés en garde à vue, a dit à la presse Bernard Cazeneuve.

L'auteur présumé de l'attentat, actuellement entendu, n'avait pas de casier judiciaire, contrairement aux auteurs des attentats de janvier qui ont fait 17 morts. Il a été neutralisé par un pompier intervenu sur les lieux après une déflagration.

L'homme, qui résiderait à Saint-Priest dans la région lyonnaise, avait fait l'objet d'un signalement en raison de sa radicalisation en 2006 qui n'a pas été renouvelé en 2008. Lié à la mouvance salafiste, "il n'était pas connu pour être en lien avec des acteurs terroristes", a dit le ministre de l'Intérieur.

L'homme s'appelle Yassin Sahli selon Bernard Cazeneuve. Il a 35 ans et a été légèrement blessé à la tête lors de l'attaque.

L'attentat n'a pas été revendiqué à ce stade, mais le corps décapité d'un homme, avec des inscriptions en arabe, a été retrouvé, ainsi que des drapeaux noirs et blancs portant eux aussi des formules en arabe. La décapitation rappelle les méthodes de l'Etat islamique (EI).

"L'attaque est de nature terroriste dès lors qu'il a été retrouvé un cadavre décapité avec des inscriptions", a déclaré François Hollande à Bruxelles, où il a quitté le Conseil européen pour regagner Paris.

"L'intention ne fait pas de doute, c'est de provoquer une explosion", a-t-il souligné.

VOITURE BÉLIER

L'attaque est survenue peu avant 10h00 (08h00 GMT) à Saint-Quentin Fallavier, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Lyon, dans une entreprise appartenant au groupe américain Air Products, fournisseur de gaz et de produits chimiques à usage industriel.

Un ou deux hommes à bord d'un véhicule "se sont projetés", selon le président français, dans l'enceinte de l'entreprise contre des bonbonnes de gaz. Des témoins ont alors entendu une forte déflagration.

L'usine de Saint-Quentin Fallavier, située sur l'une des plus grandes plateformes logistiques d'Europe, est classée Seveso, c'est-à-dire qu'elle est au nombre des sites "à risque" où sont stockés et/ou utilisés des matières dangereuses.

"Les sites Seveso ont été protégés encore davantage et toutes les dispositions prises pour éviter tout drame supplémentaire, et prévenir toute action", a dit François Hollande.

Selon le préfet de l'Isère, Jean-Paul Bonnetain, le véhicule utilisé pour pénétrer dans l'usine avait une autorisation, une des mesures de sécurité pour une installation Seveso.

UN DIRIGEANT IRANIEN

Cela "renforcerait la thèse de l'utilisation d'un véhicule appartenant à un sous-traitant de l'entreprise ou à un fournisseur", a-t-il ajouté en estimant que "la nature de l'activité de l'entreprise n'est peut-être pas étrangère au choix de la cible".

En outre, Air Products est dirigé depuis 2014 par un Iranien d'origine naturalisé citoyen américain, Seifi Ghasemi. L'Iran chiite est en pointe dans le combat contre les forces sunnites de l'Etat islamique (EI), un mouvement sunnite.

Le parquet antiterroriste s'est saisi du dossier et a ouvert une enquête pour "assassinat et tentatives d’assassinats en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste", notamment.

Les forces de l'ordre ont été déployées en nombre dans la région.

François Hollande devait réunir un conseil restreint à l'Elysée à 15h30 (13h30 GMT).

Le Premier ministre, Manuel Valls, actuellement en déplacement en Amérique du Sud, écourtera sa tournée et ne se rendra pas en Equateur. Il participera au conseil restreint par téléphone de l'ambassade de France en Colombie, a-t-on appris de source diplomatique.

(Service France, édité par Yves Clarisse)

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  • M8252219 le vendredi 26 juin 2015 à 14:48

    C'est à l'école que l'intégration doit être faite et dans les familles qu'elle doit être acceptée. Citoyen français n'est pas une marque commerciale que l'on peu accepter ou refuser.

  • M8252219 le vendredi 26 juin 2015 à 14:45

    laxisme de l'intégration au nom du respect des différences les valeurs de la République n'engagent plus les nouveaux français.

  • Pienegro le vendredi 26 juin 2015 à 14:25

    Et oui et cela n'est que le debut de tout ces petits monstres que la société française avec son laxisme a bien voulu creéer!Qui et quand le prochain?