La France tire et gagne

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La France tire et gagne
La France tire et gagne

Bien lotie, la France a hérité d'un groupe plus que facile pour son Euro. Entre la Suisse, la Roumanie et l'Albanie, les Bleus se devront toutefois de faire carton plein pour ne pas décevoir. Et surtout engranger de la confiance avant d'aborder les matchs décisifs.

Tapis dans une sombre salle des fêtes de la Creuse, Thierry Meyssan et ses potes doivent sabrer le champagne. En cette fin d'après-midi de pré Noël, leurs théories complotistes viennent de recevoir un renfort de poids à l'issue du tirage au sort de l'Euro 2016. L'équipe de France, sur son sol, et bien que placée dans la poule des têtes de séries, avait pourtant de nombreuses chances de tomber sur quelques adversaires retors, sur des concurrents à même de donner le change avant les matchs à élimination directe. Pourtant, il n'en est rien. Pire, les Bleus ont tiré le jackpot au tirage, se contentant d'une poule ou modestes Albanais, Suisses et Roumains se débattront tant bien que mal pour lui contester ne serait-ce qu'un point. Une chance, un miracle à peine croyable, qui ravira les adeptes du “de toute façon, c'est truqué“. En même temps, ce soir, c'est ça où croire à une intervention divine.

Chance au tirage


Car oui, les Bleus sont bien lotis. Confortablement installé aux côtés de Guy Stéphan, avait pourtant quelques gouttes de sueurs à verser, entre une Italie épouventail du chapeau 2, une Suède Zlatanesque toujours dangereuse ou des Turcs placés en poule 4 mais jamais faciles à abattre. Reste que le Roi David Trezeguet, préposé au verdict dans le Palais des Congèrs a ravi son ancien capitaine. L'Albanie d'abord. La Roumanie ensuite. Et finalement, la Suisse, alors que certains outsiders lui tendaient les bras. Forcément, quelques minutes plus tard, DD ne peut que respirer dans son costard. Et même s'il accueille le résultat à l'aide d'une litanie bien pensante ("Il faut respecter tous les adversaires, blah, blah"), le sourire s'affiche. Car en face, et dans le détail, il ne faut pas trop en attendre des concurrents des Bleus.

La Suisse reste en effet sur une sacrée rouste en Coupe du monde face à la même bande, et ne doit sa qualification qu'à un retournement de situation fou lors de sa confrontation face à la Slovénie (menés 2-0, les Helvètes s'étaient fendus de 3 buts dans les dix dernières minutes pour passer devant leur adversaire direct au classement). Autant dire que Stocker et Derdiyok constituent des armes en mousse pour les Bleus. Idem pour l'Albanie, qui bien qu'auteure d'une campagne de qualification au courage et convaincante, n'effraie pas réellement. Et ce ne…




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