La France sixième dans le classement de Shanghai des universités

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LA FRANCE RESTE SIXIÈME DANS LE CLASSEMENT DE SHANGHAI DES UNIVERSITÉS
LA FRANCE RESTE SIXIÈME DANS LE CLASSEMENT DE SHANGHAI DES UNIVERSITÉS

PARIS (Reuters) - L'édition 2014 du "classement de Shanghai", qui distingue 500 établissements d'enseignement supérieur parmi les 17.000 universités répertoriées dans le monde, confirme l'hégémonie des universités américaines et britanniques.

La France conserve la même place qu'en 2013 en tant que 6ème nation avec 21 établissements présents dans le classement publié chaque année par l'université Jiaotong de Shanghai et 4 dans le "top 100".

Les universités américaines Harvard, Stanford, le MIT et Berkeley arrivent une nouvelle fois en tête, suivis de Cambridge la britannique.

La Chine progresse grâce à la hausse du nombre de ses publications mondiales, avec 44 universités dans le top 500, se plaçant derrière les Etats-Unis (146) et devant l'Allemagne (39).

Le premier établissement français est l'université Pierre et Marie Curie (35e), devant Paris Sud Orsay (42e), l'Ecole normale supérieure (67e) et l'université de Strasbourg (95e).

La France est 3e dans la catégorie mathématiques, 5e en physique, 7e en chimie et 9e en informatique.

Le ministre de l'Education Benoît Hamon et la secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, Geneviève Fioraso, se félicitent "de la stabilité de la France".

Ils réaffirment néanmoins la défiance de Paris envers "une méthodologie peu adaptée à la spécificité du modèle scientifique et universitaire français" et soulignent le "contexte mondial très compétitif" avec la montée en puissance de la Chine.

"Ce classement n'est qu'une indication parmi d'autres et sûrement pas un objectif en soi", insistent Benoît Hamon et Geneviève Fioraso dans un communiqué.

Ils rappellent "les actions engagées par le gouvernement dans la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche du 22 juillet 2013, amplifiée dans le projet de loi sur l'immigration, visant à attirer davantage d'étudiants et de chercheurs, notamment des pays émergents, dans les disciplines scientifiques et technologiques".

Le classement de Shanghai s'appuie sur un indicateur construit à partir de six critères, dont le nombre de Nobel et médailles Fields parmi les anciens élèves, ou encore le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline.

Pour Paris, ces critères semblent davantage adaptés aux universités anglo-saxonnes qu'aux établissements européens, car il s'adressent en priorité aux universités sélectives, ne tenant compte ni du nombre d'étudiants accueillis, ni de leur accompagnement ou de leur insertion professionnelle.

(Gérard Bon)

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