La France séduit les investisseurs dans l'immobilier d'entreprise

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Avec une étonnante performance au 1er semestre 2016, la France tire son épingle du jeu et devrait enregistrer un volume d’engagements annuels entre 20 et 22 milliards d’euros.

 

Depuis le début de l’année 2016, 8,2 milliards d’euros d’investissements ont été réalisés en France, un chiffre qui devrait encore progresser avec les prochains retours d’informations attendus des régions, selon CBRE Capital Markets.

« Après l’exceptionnel 4eme trimestre 2015, le début d’année avait logiquement été très calme. Nous attendions un rebond du marché et, fait rassurant malgré les inquiétudes pré-Brexit, ce rebond a bien eu lieu. Au final, le 1er semestre 2016 se situe sensiblement au-dessus de la moyenne des six premiers mois enregistrée depuis 2011 », explique Jean-Carl Vildier, Directeur opérationnel de CBRE Capital Markets.

65% investis dans les bureaux

Le deuxième trimestre a été particulièrement actif pour l’investissement bureaux, qui retrouve un poids (65%) plus en rapport avec la tendance longue. La part élevée des commerces (24%) est en grande partie due à la signature fin juin du 65 Champs-Elysées, pour près de 500 millions d’euros. S’agissant de la taille des opérations, le marché est plutôt bien équilibré avec une part de 45% pour les opérations qui se situent entre 50 et 200 millions d’euros.

Recherche de placements sécurisés

Les investisseurs restent sélectifs dans leurs localisations, à l’inverse des choix qu’ils faisaient en 2007. Avec pour conséquence une physionomie plus traditionnelle dans les engagements. Paris, avec 34% des engagements, souffre toujours d’une pénurie d’offres sécurisées. Ce qui profite à l’ouest francilien (Issy-les-Moulineaux, Rueil-Malmaison), mais surtout à La Défense qui devrait connaître sa meilleure année en termes de volumes investis depuis 2007.

La recherche de sécurité demeure un leitmotiv pour bon nombre d’investisseurs : 68% des engagements supérieurs à 50 millions d’euros ont porté sur des actifs « core », quand la part des produits « value add » est passée en un an de 22% à 17 %.

Résultat : des transactions dans le secteur Opéra-Bourse sont actuellement en négociation à des taux proches de 3%. Pour CBRE Capital Markets, c’est logique : « Les taux financiers sont au plus bas, la prime de risque immobilière est au plus haut et la pression sur le sécurisé s’est encore renforcée. Il est vrai qu’à ces niveaux de rendement, il n’y a quasiment que les Français pour se positionner, ces derniers ayant réalisé près des ¾ des investissements du semestre ».

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