La France se singularise dans le paysage européen des pratiques ESG

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(NEWSManagers.com) -
La première enquête européenne réalisée par Novethic en partenariat avec BNP Paribas Investment Partners sur les perceptions et pratiques d'intégration des enjeux ESG (lire par ailleurs), situe la France dans la moyenne européenne en termes d'encours. Sur les neuf pays couverts par l'enquête, le Danemark et les Pays-Bas arrivent largement en tête, avec respectivement 143,9 milliards d'euros et 130,1 milliards d'euros, devant la Finlande (64,4 milliards d'euros) et le Royaume-Uni (54,7 milliards d'euros).
Vient ensuite la France (50,7 milliards) très largement devant l'Allemagne (12,9 milliards d'euros). On notera par ailleurs que la France ne compte que 5 signataires des PRI ayant la qualité d'" asset owners" contre 22 signataires au Royaume-Uni.
Dans la pratique, les institutionnels français se distinguent aussi de ceux des autres pays européens, et notamment du nord de l'Europe, en privilégiant largement les pratiques dites de " sélection ESG" (81%) et en n'ayant que très peu recours à l'approche d'engagement actionnarial (24%) qu'ils mettent sur le même plan que l'approche normative.
Concernant plus particulièrement l'engagement actionnarial, Jean Laville, directeur adjoint d'Ethos, a évoqué l'approche française d'une formule lapidaire : " tout pour l'actionnaire, rien par l'actionnaire" . Olivier de Guerre, associé fondateur de Phitrust Active Investors, qui se présente comme un actionnaire minoritaire actif, a reconnu la difficulté de la tâche. " C'est une activité de long terme. Il est possible de faire évoluer les pratiques des entreprises mais c'est un processus long" , a-t-il indiqué.

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