La France s'engage dans la bataille d'Abidjan

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Paris se retrouve dans une position délicate tandis qu'environ 12.000 ressortissants français assistent, inquiets et impuissants, aux combats entre les deux camps

Jusqu'au bout, les deux parties qui se disputent le pouvoir à Abidjan tentent d'aspirer Paris dans la crise ivoirienne. Dimanche, alors que l' «assaut final» était, selon les forces pro-Ouattara, sur le point d'être lancé contre la capitale économique, le camp Gbagbo attisait encore le sentiment antifrançais parmi ses Jeunes Patriotes. «Le génocide rwandais se prépare en Côte d'Ivoire par les hommes de Sarkozy. Ivoiriens, Ivoiriennes, sortons massivement et occupons les rues» , exhortait ainsi la télévision d'État toujours aux mains du président sortant. Au même moment, les représentants d'Alassane Ouattara invitaient Paris à «s'impliquer davantage» dans le dénouement militaire imminent. «Il y a des accords de défense entre la Côte d'Ivoire et la France. Alassane Ouattara pourrait demander que la France intervienne plus massivement» , plaidait l'ambassadeur de Côte d'Ivoire à Paris, Ali Coulibaly, tandis que les combattants du président élu semblaient sur

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