La France reste déterminée à sanctionner le régime syrien

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PARIS DÉTERMINÉ À SANCTIONNER LE RÉGIME DE BACHAR AL ASSAD
PARIS DÉTERMINÉ À SANCTIONNER LE RÉGIME DE BACHAR AL ASSAD

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - La France reste déterminée à sanctionner l'usage présumé d'armes chimiques par le régime syrien en cas d'échec des efforts diplomatiques en cours, dit-on mercredi à l'Elysée à l'issue d'un Conseil restreint de défense.

Le Conseil a examiné la nouvelle donne avec la proposition russe, acceptée par Damas, de placer sous contrôle les armes chimiques détenues par l'armée de Bachar al Assad en vue de leur destruction.

Un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu proposé par la France se heurte cependant à l'opposition de la Russie parce qu'il impute l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas au régime syrien et qu'il prévoit l'usage de la force en cas de non respect par le gouvernement de Bachar al Asad de ses exigences.

La situation s'est compliquée un peu plus mercredi, des enquêteurs de l'Onu se disant incapables de tirer des conclusions sur l'usage d'armes chimiques par l'armée syrienne. Il ne s'agit cependant pas du rapport, toujours attendu, des inspecteurs de l'Onu ayant enquêté en Syrie.

Dans ce contexte mouvant, François Hollande continue à tenir le langage de la fermeté.

"Le président de la République a souligné la détermination de la France à explorer toutes les voies au Conseil de sécurité des Nations unies, pour permettre au plus vite un contrôle effectif et vérifiable des armes chimiques présentes en Syrie", dit le communiqué de l'Elysée.

"La France restera, en contact permanent avec ses partenaires, mobilisée pour sanctionner l'usage d'armes chimiques par le régime syrien et le dissuader de recommencer", poursuit le texte.

OBSTACLES

Ces sanctions pourraient prendre la forme d'une intervention militaire, a précisé la porte-parole du gouvernement.

"L'option militaire est bel et bien envisagée" si les démarches diplomatiques en cours échouent, a dit Najat Vallaud-Belkacem sur RFI. "Il ne s'agit en rien d'une menace hypothétique".

Paris et Washington consultent la Russie et la Chine sur le projet français de résolution mais si la proposition russe de mettre l'arsenal chimique syrien sous surveillance a été acceptée par Damas, il reste de nombreux obstacles à l'adoption de ce texte.

La Russie, qui ne reconnaît pas la responsabilité du régime de Bachar al Assad dans l'usage d'armes chimiques, a fait savoir qu'elle rejetterait une résolution prévoyant l'usage de la force.

"Si la Russie a rejeté toutes les autres résolutions, c'est parce qu'elles ouvraient la voie à une intervention militaire comme en Libye", a déclaré mercredi sur France Inter l'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov.

"Nous pensons que le projet présenté par la France a été fait dans la précipitation et dans la hâte en reprenant les mêmes termes que les projets anciens", a-t-il ajouté.

La France ne ferme pas la porte à la négociation mais prend soin de ne pas abattre toutes ses cartes.

"C'est une négociation très sensible donc on ne va pas dire publiquement quelles sont nos lignes rouges", dit-on à l'Elysée.

Malgré le recul de l'imminence des frappes et un doute sur l'usage de la force, l'armée française reste en alerte.

"Nous restons en capacité de répondre aux directives du président de la République", a dit le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées.

Pour Ségolène Royal, le conflit syrien pourrait dégénérer en guerre mondiale.

"Il y un risque d'intervention mais il y a un risque encore plus grand de non intervention", a dit l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle sur RMC et BFMTV.

"La non intervention peut aussi déclencher un conflit mondial au sens où c'est le feu vert à la dissémination des armes chimiques et à la dissémination des armes nucléaires", a-t-elle ajouté.

Edité par Patrick Vignal

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  • M608962 le mercredi 11 sept 2013 à 12:25

    usage présumé !!!....

  • mlcbnb le mercredi 11 sept 2013 à 12:25

    The United States has started arming Syrian rebels with lethal and non-lethal aid. This is despite American fears of chemical weapons falling into the hands of Syrian rebels with links to Al-Qaeda.il est quasi certain que les armes vont tomber dans les mains de rebelles non amis, et voilà la grande crainte des USA.

  • Gary.83 le mercredi 11 sept 2013 à 12:18

    ABSOLUMENT PAS !!! La france n'est pas pas d'accord à 65% ! c'est Hollande qui veut ne pas perdre la face, mais y a longtemps que c'est fait !! c'est pas avec un pédalo à voile que pépere va mettre au pas la syrie!

  • dupon666 le mercredi 11 sept 2013 à 12:13

    pepere et ses 13 avions et sa fregate d'helicopteres...Il a interet à prier que Assad n'ait pas de batteries de S300 PMU2....Sinon la punition va durer 10 minutes

  • lorant21 le mercredi 11 sept 2013 à 12:05

    On appelait Hollande "rainman en 2012, le "ravi de la crèche" (surtout depuis la fameuse photo). maintenant, d'un point de vue historique, on peut l'appeler le nouveau Guy Mollet (Suez, Algérie)..

  • wanda6 le mercredi 11 sept 2013 à 12:05

    Il faut sanctionner le régime UMP...S qui a ruiné la France !

  • M4841131 le mercredi 11 sept 2013 à 11:58

    les intelligents changent d'avis quand il faut, les c.ons s'entêtent

  • mipolod le mercredi 11 sept 2013 à 11:35

    Le titre est inexact : HOLLANDE reste déterminé à sanctionner le régime Syrien sans tenir compte de l'avis des français.