La France reste à la traîne en matière de e-commerce

le
2
Dans l'Hexagone, les pure players réalisent une belle percée, Amazon, Le Bon Coin et CDiscount constituant le trio de tête des sites marchands.

«La France reste à la traîne en e-commerce avec un recrutement de nouveaux Web-acheteurs en berne et une fréquence d'achat plus faible». C'est l'un des enseignements de la troisième étude mondiale sur le sujet du cabinet d'audit et de conseil PwC réalisée auprès de 15.000 personnes. 17% des «Web-acheteurs» français achètent au moins une fois par semaine, contre 40% des britanniques et 76% des chinois.

«Le e-commerce fait désormais partie des usages des Français, analyse Sabine Durand-Hayes, associée chez PwC. À présent, plus que recruter de nouveaux Web-acheteurs, les enseignes et les pure players doivent cibler leurs efforts pour augmenter la fréquence d'achat des Français, plus faible que celle des autres pays.»

Cette année, le Moyen-Orient, la Turquie et l'Inde connaissent la progression la plus forte du nombre de nouveaux Web-acheteurs, avec respectivement 45%, 42% et 38% de nouveaux utilisateurs.

Les modes d'achat ont évolué

Parmi les enseignes multicanales, la Fnac reste la favorite des Français, tandis que Decathlon rejoint le top 5. Carrefour, Leclerc et Ikea sont les enseignes qui ont connu les plus fortes progressions, tandis qu'Yves Rocher et Kiabi ont perdu du terrain. Mais ce sont les pure players qui réussissent la plus belle percée avec Amazon (n°1), Le Bon Coin (n°2), CDiscount (n°3) raflant les trois premières places. Les enseignes de distribution traditionnelle perdent du terrain. La Redoute arrive en n°5.

Parallèlement, les modes d'achat ont évolué. Le nombre d'enseignes fréquentées en France par utilisateur (de deux à cinq pour près de la moitié des sondés) s'est réduit l'an passé.

Crise oblige, le prix est également devenu le premier critère d'achat en ligne des Français quand ils achètent en direct auprès des marques, tandis qu'en 2012, c'était l'étendue de l'offre et la largeur de gamme.

Enfin, côté panier, le recours à Internet dépend de la nature des courses effectuées. Si les magasins restent plébiscités pour les produits alimentaires, le bricolage et l'ameublement, ce n'est pas le cas des achats «loisirs». En Europe, les achats en ligne concernent avant tout les livres, la musique, l'électronique et le prêt-à-porter. Ailleurs dans le monde, les pratiques diffèrent: les Chinois achètent du prêt-à-porter, les Indiens des bijoux et du sport, tandis que les Brésiliens s'équipent en électronique.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • combiera le mardi 12 nov 2013 à 19:35

    a la traine ? eh bien tant mieux pourvu que ça dure ! le e-commerce c'est la mort du commerce de proximité, c'est le consommateur directement livré seul face à la multinationale

  • bignou56 le mardi 12 nov 2013 à 16:43

    normal,les français ne font pas confiance aux sites commerciaux et ils ont raison.Il est tres facile de récupérer les numéros de cartes bleues avec les codes sur le pc du client (via le wifi ou des keyloggers) ou de filtrer sur le serveur du site en ligne pour récupérer les infos lues.