La France renonce à supprimer 7.500 postes dans ses armées

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(Actualisé avec Le Drian) PARIS, 21 janvier (Reuters) - Le gouvernement français renonce à la suppression de 7.500 postes dans les armées sur la période 2015-2019 pour faire face aux besoins sécuritaires après une série d'attentats, a annoncé l'Elysée mercredi après un conseil de défense. François Hollande confirme ainsi la réduction du rythme de baisse des effectifs prévue dans la loi de programmation militaire (LPM) décidée après les attaques de début janvier, qui ont fait 17 morts. Le président "a décidé de réduire de 7.500 les déflations d'effectifs prévues pour le ministère de la Défense sur la période de 2015 à 2019 par la loi de programmation militaire, dont 1.500 dès l'année 2015", peut-on lire dans un communiqué de l'Elysée. Le président "a demandé en conséquence d'engager rapidement les travaux pour actualiser d'ici cet été la loi de programmation militaire", ajoute-t-on. Ce changement fait passer de 25.800 à 18.300 le nombre de suppressions de postes dans le cadre de la LPM 2015-2019. Pour l'année 2015, la réduction sera de 6.000 hommes au lieu de 7.500. Les effectifs maintenus "permettront de renforcer la protection intérieure et de contribuer au renforcement du renseignement et de la cybersécurité", a déclaré le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. Quelque 10.500 soldats ont été déployés la semaine dernière sur les points sensibles du territoire. Fin 2013, l'armée française comptait 278.000 personnels civils et militaires. Environ 54.000 postes avaient été supprimés dans le cadre de la LPM précédente (2008-2014). (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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