La France renforce son dispositif militaire en Irak - Elysée

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PARIS, 1er octobre (Reuters) - La France va renforcer son dispositif militaire engagé contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak, où une campagne de frappes aériennes est menée depuis deux semaines, a fait savoir mercredi l'Elysée. "Le président de la République a décidé du renforcement du dispositif militaire engagé", peut-on lire dans un communiqué de la présidence adressé à l'issue d'un nouveau conseil de défense. Ce renforcement, a-t-on ajouté dans l'entourage de François Hollande, se fera "par tous les moyens et dans tous les domaines, afin d'être efficace et d'atteindre les objectifs fixés", mais aucun détail n'a été donné sur les éventuels moyens supplémentaires engagés. "La France poursuit son action en Irak, conformément à la demande des autorités irakiennes, afin d'affaiblir les mouvements armés terroristes présents sur le territoire et de permettre aux forces irakiennes de restaurer la stabilité et la sécurité dans le pays", souligne l'Elysée. "Elle continuera de se mobiliser en étroite coordination avec l'ensemble de ses partenaires impliqués dans une coalition qui s'élargit", ajoute-t-on. La France repousse pour l'instant toute idée d'engagement au sol en Irak et de frappes aériennes en Syrie, où agissent notamment les Etats-Unis contre l'Etat islamique. Paris continue à "soutenir par tout moyen l'opposition démocratique en Syrie", rappelle l'Elysée. Le conseil de défense a également été l'occasion de faire le point sur le renforcement des mesures de protection sur le territoire français "dans le cadre prévu par le plan Vigipirate". "Elles feront l'objet d'une évaluation constante et leur niveau sera adapté à l'évolution de la situation", précise la présidence. "Nos ressortissants à l'étranger peuvent également compter sur l'accompagnement des services de l'Etat". La mobilisation des autorités françaises s'est accrue après l'assassinat par décapitation, la semaine dernière en Algérie, d'un guide de huate montagne français, Hervé Gourdel, tué par des combattants ayant fait allégeance à l'EI. "L'objectif de la France, c'est de continuer à réaffimer cette volonté farouche qui est la nôtre de faire en sorte qu'on retrouve ses assassins", a dit le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, lors du compte rendu du conseil des ministres. (Elizabeth Pineau, édité par Grégory Blachier)

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