La France rejette l'idée d'un "Monsieur Euro"

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La France rejette l'idée d'un "Monsieur Euro"
La France rejette l'idée d'un "Monsieur Euro"

REIMS, Marne (Reuters) - La France a rejeté dimanche l'idée de donner davantage de pouvoirs au président de l'Eurogroupe afin de résoudre la crise qui ébranle la monnaie commune de 17 Etats, mais les options restent ouvertes pour la succession de Jean-Claude Juncker.

L'Union européenne n'a pas besoin pour l'instant d'un "Monsieur Euro", un président de l'Eurogroupe aux pouvoirs renforcés pour gérer la monnaie commune de 17 Etats, a dit dimanche le président français François Hollande.

Des titres de presse ont prêté à Paris et Berlin le projet d'instituer l'an prochain un président de l'Eurogroupe qui serait au même rang que le président de la Banque centrale européenne, dont le mandat serait de cinq ans, et qui aurait interdiction d'exercer parallèlement des responsabilités nationales.

Président de l'Eurogroupe depuis 2005, le Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker a été reconduit fin juin mais on ignore pour l'instant s'il restera pour un nouveau mandat entier de deux ans et demi, ou partira avant.

François Hollande a coupé court aux rumeurs.

"Il n'y a pas besoin en ce moment d'un M. Euro. Nous sommes tous mobilisés pour préserver conforter, renforcer l'euro. Nous aurons tous une bonne solution une fois que M. Juncker aura terminé son mandat, une solution franco-allemande", a dit le président français à la presse.

Il s'exprimait à Reims en marge du cinquantième anniversaire de la réconciliation franco-allemande.

Un conseiller a ensuite précisé sa position. "Ce serait dommage de repartir avec une autre personnalité sans penser à ce qu'elle fera", a-t-il dit. "On est dans une période où il y a une évolution assez forte sur tous ces sujets. Donc, si on nomme quelqu'un, peut-être dans six mois, pour deux ans, ça va quand même beaucoup évoluer, il faut bien s'entendre sur la personne, et définir les choses sur ce qu'elle va faire", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a confirmé sur BFM TV que l'idée du "super M. Euro" était rejetée.

"C'est pas d'un monsieur dont on a besoin, c'est d'une solution", a-t-il dit.

Il a démenti par ailleurs être candidat à la succession de Jean-Claude Juncker - un quotidien allemand évoque la possibilité que l'Allemand Wolgang Schaüble soit le premier à succéder au Luxembourgeois avant de céder la place à Pierre Moscovici.

Elizabeth Pineau avec Thierry Lévêque à Paris, édité par Henri-Pierre André

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  • Djoby44 le dimanche 8 juil 2012 à 20:16

    "Super Mr. Euro", "Nous avons besoin d'une solution" décidément tout cela est de plus en plus pathétique. Ayez le courage de regarder la réalité en face, Mesdames et Messieurs les politiques. Tant que les vrais problèmes ne seront pas posés il n'y aura pas le début de l'amorce d'une solution.