La France réitère son appel au respect des libertés en Turquie

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    PARIS, 21 juillet (Reuters) - La France a réitéré jeudi son 
appel au respect des libertés fondamentales en Turquie au 
lendemain de déclarations du président turc qui a invité 
Jean-Marc Ayrault à se "mêler de ses affaires".  
    Le ministre français des Affaires étrangères a refusé la 
semaine dernière tout "chèque en blanc" au chef de l'Etat turc 
après le coup d'Etat manqué du 15 juillet en Turquie et appelé à 
ne pas faire de "purges".  
    Condamné par Paris, le putsch raté d'une faction de l'armée 
a été suivi par plusieurs dizaines de milliers d'arrestations 
dans les milieux militaires et judiciaires et par l'instauration 
de l'état d'urgence.  
    Interrogé sur les réactions de la communauté internationale 
et notamment celle de la France, Recep Tayyip Erdogan a appelé 
mercredi Jean-Marc Ayrault à se "mêler de ses affaires".   
    "C'est une grosse erreur, il devrait se mêler de ses 
affaires", a dit le chef d'Etat turc dans une interview à Al 
Jazeera, selon la traduction anglaise de ses propos par la 
chaîne de télévision. 
    "Est-ce qu'il a l'autorité pour faire ces déclarations à mon 
propos? Non, il ne l'a pas. S'il veut une leçon de démocratie, 
il peut facilement venir en prendre une ici".  
    "A l'heure actuelle, nous essayons simplement de savoir qui 
sont les personnes impliquées dans cette tentative de coup 
d'Etat", a-t-il ajouté. "Nous arrêtons ces personnes et l'Etat 
prend simplement les mesures qu'il est censé prendre". 
    Lors d'un point presse jeudi, le ministère français des 
Affaires étrangères a réitéré la position de la France, 
précisant que c'était celle de l'ensemble de l'Union européenne. 
    "Je vous rappelle que M. Jean-Marc Ayrault a condamné la 
tentative de coup d'Etat", a dit le porte-parole du Quai 
d'Orsay. 
    Le chef de la diplomatie a également souligné qu'il fallait 
"que les libertés fondamentales soient respectées et que ceux 
qui ont pris la responsabilité de ce coup d'État soient 
évidemment présentés à la justice dans le cadre de l'État de 
droit", a ajouté le porte-parole.  
 
 (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse) 
 
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